En mai-juin, il faut bien suivre son jardin car il évolue très vite. Si une maladie ou une attaque de ravageurs se présente intervenir rapidement avec des traitements naturels.

L’après seconde-guerre mondiale a vu l’avènement de la chimie. Elle a envahi le quotidien de nos maisons et de nos jardins. Avec le recul, on se rend compte de la toxicité des pesticides à long et court terme. On revient maintenant à des méthodes de jardinage plus douces et plus respectueuses de l’environnement. Comme bien souvent la réussite tient dans la prévention et l’observation.

(Crédit photo de couverture : 7854 – Pixabay.com)

La pluie invite limaces et escargots

Au printemps ou en été, en période pluvieuse, gare aux limaces et aux escargots ! Ils ont un regain d’activité au jardin et font rapidement des dégâts. Il existe une foule de techniques pour limiter leurs dégâts.

  • Installez une planche ou une tuile retournée près des plantes menacées et chaque matin, vous pourrez détruire les limaces qui s’y seront réfugiées pour la nuit ;
  • Concevez votre jardin de façon à créer des zones inhospitalières aux gastéropodes : pelouse ou plantes vivaces répulsives créeront des frontières infranchissables ;
  • Paillez de préférence avec du chanvre. Les petites fibres empêchent limaces et escargots de se déplacer dessus. Inconvénient : il faut renouveler le paillis en surface après chaque pluie pour conserver toute son efficacité ;
  • Installez des fils de cuivre autour des plantes à protéger. Le très faible courant électrique naturel qui y circule dissuade les gastéropodes de franchir cette barrière. Efficace mais avec l’inconvénient du prix élevé du cuivre ;
  • Quand vous avez peu de plantes à protéger, répandez de la sciure de bois, du marc de café ou encore de la cendre autour de vos plantes. Les gastéropodes ne peuvent pas ramper dessus et partent manger ailleurs ! Seul inconvénient, ces produits se tassent et se dégradent rapidement après la pluie ;
  • La bière est efficace pour attirer les gastéropodes qui viennent s’y noyer. Remplissez des soucoupes avec un fond de bière. Recouvrez les soucoupes d’un toit qui laisse passer les limaces et les escargots mais évite que la pluie remplisse les soucoupes ;
  • à répartir près des plantes sensibles. Il existe des coupelles pourvues d’un chapeau qui évite que les coupelles se remplissent d’eau à chaque pluie ou lors de l’arrosage ;
  • En dernier recours, épandez des granulés à base de Ferramol. Cet anti-limace agréé en bio est à base de phosphate de fer. Un élément non nocif pour la nature. Les granulés attirent limaces et escargots qui les mangent et meurent quasiment aussitôt ;
  • Sachez que de nombreux ennemis naturels des limaces et escargots peuvent vous en débarrasser. On parle souvent des hérissons, crapauds ou grives mais ce sont des insectes bien plus discrets qui sont les plus efficaces : Vers luisant, mille-pattes, staphylins et carabes…

La glue piège les mouches à cerise

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Mouche de la cerise (Crédit photo : ©entomart – Wikimedia)

Si leurs fleurs n’ont pas été touchées par le gel, les cerisiers sont en pleine production. Attention aux mouches qui raffolent de leurs fruits et nous laissent en souvenir un petit ver dans nos cerise. Pour éviter ce désagrément, fabriquez un piège avec un carton de couleur jaune vif. Confectionnez un carré de 30 cm x 30 cm que vous badigeonnerez de glue sur les deux côtés. Les mouches viendront s’y agglutiner. Ce piège doit être posé dès le moment où les cerises virent de couleur pour aller vers le rouge. C’est à ce moment que les mouches adultes viennent pondre sur les cerises. Une autre méthode consiste à installer des pièges à phéromones.

 

L’aspérule comme antimite

L’aspérule odorante ou gaillet odorant, un qualificatif qui lui vient de l’odeur que cette plante dégage après une blessure ou après séchage. Un parfum qui rappelle celui du tabac Amsterdamer. En plus de ses vertus sédatives en tisane, son odeur a la particularité d’éloigner les mites de nos placards. En Belgique et en Allemagne, on la mélange avec du vin blanc pour en faire une liqueur appelée « Maitrank ».

La décoction de prêle est multi-usages

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Prêle des champs (crédit photo : Wikimedia)

C’est une plante sans prétention souvent envahissante mais précieuse pour le jardinier. Elle a des propriétés fongicide (contre l’oïdium, le mildiou, la tavelure – taches noires) et insecticide (contre les pucerons et les araignées rouges). On l’utilise en décoction (100 g dans 1 l d’eau, laisser macérer une journée puis faire bouillir 15 minutes, filtrer et diluer dans trois fois le volume d’eau) qu’on pulvérise préventivement une fois par quinzaine.

Petits soins pour les rosiers

Soignez vos rosiers en taillant les fleurs fanées (sauf les rosiers anciens qui donnent à l’automne des fruits très décoratifs) en renouvelant les apports de compost pour favoriser de nouvelles floraisons chez les rosiers remontants et en les désherbant à la main. Les rosiers craignent les désherbants chimiques, même les sélectifs. Par temps sec, n’hésitez pas à les arroser, en ajoutant à l’eau au besoin un engrais biologique liquide. Tous ces soins contribueront à une bonne santé, la meilleure garantie qui soit pour résister aux maladies.

Du charbon contre la fonte des semis

Début juin au potager, c’est le bon moment de semer en pleine terre le navet, la betterave et les carottes. Qui dit semis dit risque de fonte de semis, une maladie cryptogamique due à des champignons du sol qui s’en prennent au collet des jeunes pousses. Pour éviter qu’elle ne se propage, les semis ne doivent pas être trop denses ni trop humides. En prévention, on peut mélanger du charbon de bois réduit en poudre, à la terre du semis ou pulvériser une décoction de prêle.

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