Les rosiers, comme la plupart des plantes, sont attaqués par de nombreux ennemis (maladies et ravageurs). Leur vitalité peut être perturbée, avec comme conséquence la pus ressentie : une floraison défaillante.

Rien ne peut nous garantir que la plante réputée la plus robuste, échappera à tous les maux. Il en est d’elle comme d’un être humain. Le quel est assuré de ne pas contracter la grippe pendant une épidémie, ou d’attraper des puces?

Celui qui veut de beaux rosiers, fleurissant bien, doit d’abord les cultiver convenablement et leur fournir une alimentation suffisante. Des rosiers vigoureux présentent moins de risques d’être malades que des gringalets. Et, en complément, il doit savoir qu’il lui faudra veiller sur leur santé et leur apporter des soins. Tour d’horizon et conseils pour bien soigner les rosiers.

Soigner les rosiers : les 5 ennemis des rosiers

Pendant la végétation active des rosiers, de multiples ennemis cherchent le moment qui leur est le plus favorable pour s’en prendre à eux. Cinq sont particulièrement redoutables et couramment présents. Ce sont vraiment les cinq méchants.

feuilles de rosier atteintes d'oïdium

Vous devez savoir les identifier et bien les connaître, pour pouvoir engager la lutte.

L’oïdium : appelé couramment « blanc ». Il est caractérisé par un feutrage blanchâtre farineux qui recouvre les jeunes pousses, les pédoncules et les boutons floraux des rosiers. Il se manifeste depuis le milieu du printemps jusqu’au début de l’automne. Sa présence est favorisée par une température se situant vers 25° alliée à une humidité modérée, et aussi par une situation insuffisamment aérée. Les rosiers grimpants palissés sur des murs exposés au sud et sud-ouest sont très souvent atteints. Conséquences du mal : plantes souffreteuses et avortement des boutons floraux.

rosier atteint de taches noires

Le marsonia : connu aussi sous les noms de maladie des taches noires et de blak-spot, le champignon responsable étant Marssonina rosae. L’attaque qui peut commencer en juin et se poursuivre tout l’été, est marquée par l’apparition de taches brunes noirâtres à reflets violacés sur les feuilles des rosiers. Ces dernières jaunissent et tombent prématurément. On peu assister à une défeuillaison pouvant être presque totale des plantes surtout en juillet et en août, ce qui se traduit par un affaiblissement de la floraison ou même par une absence de remontée en automne. La maladie est fortement aggravée par les périodes pluvieuses en étés chauds. Elle est aussi beaucoup à redouter dans les régions au climat chaud et humide.

rosier atteint de rouille

 

La rouille : ce sont de nombreuses pustules comme autant de petits points orangés qui révèlent la présence du mal. Une forte attaque, qui a lieu surtout en année très pluvieuse, peut entraîner la chute d’une partie des feuilles du rosier. Moins courante que les deux précédentes, cette maladie qui peut être présente dès juin, a souvent ses plus graves manifestations en août et jusqu’en fin d’été.

 

pucerons sur un rosier

Les pucerons : ils sont surtout verts, mais aussi bruns et noirs. Ils apparaissent au printemps et s’assemblent en colonies nombreuses sur les jeunes pousses, puis sur les boutons floraux des rosiers. Ils se nourrissent de la sève. Sous l’effet de leurs attaques, les arbustes s’affaiblissent. Les boutons peuvent avorter ou donner des fleurs déformées. Autre effet, l’apparition d’un enduit noirâtre sur le feuillage des plantes, un champignon, la fumagine, qui se développe sur les déjections des pucerons. Leurs méfaits se poursuivent jusqu’en automne.

Les araignées rouges : ce sont de minuscules acariens pratiquement invisibles qui s’en prennent aux feuilles des rosiers. Celles-ci deviennent grisâtres. Elles finissent par se dessécher et tomber. Les araignées rouges prolifèrent par temps sec et chaud, de mai à septembre. Elles sont surtout à craindre dans le sud de la France mais des dégâts importants sont relevés en toutes régions quand l’été leur convient. Certains rosiers peuvent être particulièrement touchés notamment ceux plantés dans les endroits plus ou moins abrités de la pluie, par exemple le long d’un mur protégé par une avancée de toit, dans une loggia…

En dehors de ces ennemis, il en existe d’autres mais moins virulents et dont les dommages causés sont généralement négligeables dans les jardins.

 

Soigner les rosiers : la boite à pharmacie du jardinier

Traiter l’oïdium sur les rosiers : prendre ½ l d’eau mélangé à ½ l de lait demi-écrémé. Faire 5 pulvérisations toutes les 48 heures.

Traiter le Marsonia ou maladie des taches noires sur les rosiers : ne pas arroser le feuillage, ramassez les feuilles malades et les détruire, ne pas les incorporer au compost. Effectuez un traitement au purin de prêle, 3 fois durant une semaine.

Traiter la rouille des rosiers : effectuez le même traitement que pour l’oïdium.

Supprimer les pucerons sur les rosiers : dans 1 litre d’eau, mettre 2 verres d’alcool à brûler et une cuillère à soupe d’huile de colza. Faire 4 traitements dans la même semaine.

Supprimer les araignées rouges dans les rosiers : pulvérisez 3 ou 4 fois dans la semaine une solution de savon noir à la dose de 20 à 25 g par litre d’eau. Attention, il faudra au moins 8 heures sans pluie après une application pour que la pulvérisation soit efficace.

Avec la participation de Jean-Paul Imbault

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