Il y aura toujours des amoureux pour les roses lourdes et pleines comme des encensoirs. Mais la mode se tourne aujourd’hui vers les églantines, les fleurs à peine doubles, sur des arbustes aux silhouettes gracieuses. De quoi métamorphoser tous les jardins. Tour d’horizon sur les nouvelles tendances de rosiers pour les jardins.

Rosiers couvre-sol : miracle ou piège ?

Il y a toujours un coin de jardin qu’on délaisse un peu, soit parce qu’il est ingrat, soit parce que la taille du jardin excède les forces du jardinier.

C’est ainsi que l’on succombe forcément aux pages enjôleuses des catalogues quand on tombe sur un chapitre intitulé rosiers couvre-sol.

Certes, côté floraison, certains rosiers tiennent leurs promesses : Candeur (Delbard), un petit blanc double, Tapis volant (Louis Lens), simple rosé et parfumé, Nozomi, simple et blanc, ne vous décevront pas côté floraison.

Mais qu’entend-on par couvre-sol, au fait ? Un enchevêtrement de barbelé, si bien qu’il est interdit de marcher là où notre héros s’est installé. Et comment désherber sans soulever une à une ces lianes exubérantes pour déloger le chiendent tenace et les orties qui sortent toujours au pire endroit ?

Réfléchissez donc à deux fois avant de planter ces rosiers

 

Petits rosiers grimpants pour petits jardins

Nostalgiques des roses d’antan, redécouvrez Blush Noisette (photo ci contre). Un Blush Noisetteadorable bouquet de mariée au teint à peine rosé, parfumé de girofle, et qui fleurit sans interruption de juillet à Noël. La mi-ombre est son exposition préférée et l’endroit qui convient le mieux à son teint délicat. Pas d’épines, un joli feuillage blond et pointu, et pas d’autre taille qu’une toilette des fleurs fanées pour ce petit grimpant qui n’excèdera pas deux mètres de haut.

Même hauteur pour Volets roses, de Paul Croix, sans le parfum, mais avec des fleurs doubles.

Enfin citons Kathleen, une merveille aux bouquets ronds de fleurs simples, ponctués de longs boutons pointus rose pêche, qui se fanent en rose. Il suffit de toiletter leurs fleurs fanées et d’autres reviennent par vagues jusqu’en décembre. Laissez les fruits mûrir et dès juillet vous profiterez de grandes ombelles qui ploient sous les gros fruits verts puis orange. Des rosiers jamais malades.

Ceux qui ont le vent en poupe, ce sont les rosiers-lianes. Grâce à André Eve qui, au fil des années, en a constitué une vraie collection, on a désormais l’embarras du choix pour se créer un jardin de conte de fées. Et ce n’est pas une métaphore car après une période de sur-place où ils composent une espèce de gros nid de rameaux un peu fous, ils s’envolent à l’assaut de tous les supports qui se trouvent à leur portée pour les inonder d’églantines blanches, roses ou crème qui la plupart du temps embaument les alentours. A cinq ans, ils atteignent dix mètres de haut, cinq de large et deux d’épaisseur.

Avec la participation de Jean-Paul Imbault

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