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La rose est bien l’une des fleurs les plus vendues et les plus cultivées au monde. Alors pourquoi ne pas vous lancer pour apprécier  vos premières roses dès cet été ? Voici quelques conseils pour en profiter très vite, pour cela soignez-les dès maintenant.

 

Doit-on bêcher au pied des rosiers ?

Au pied des rosiers, il est bon d’ameublir le sol qui s’est trouvé tassé, notamment lors des opérations de taille. A la bêche ou à la fourche bêche, préférez les petites griffes à une ou plusieurs dents qui décroûtent parfaitement le sol sans perturber les racines.

 

Que faire si un rosier nouveau ne démarre pas bien ?

 

Examinez les branches de votre rosier : si elles sont noires ou d’aspect pourrissant, guère d’espoir. En revanche, si elles sont bien vertes, toutes les chances de reprise sont encore là. Coupez ce qui est abîmé et raccourcissez les branches à 15 cm.

Recouvrez-les d’une butte de terre légère ou de tourbe humide. Maintenez l’humidité, et au bout de quelques semaines, voire d’un ou deux mois, même plus, vous aurez presque toujours la bonne surprise de voir des pousses surgir. Le rosier est sauvé. Il fleurira même en cours de saison. S’il s’agit d’un rosier tige, après avoir raccourci les branches, garnissez la tête d’ouate hydrophile ou de vieux linges mouillés, recouverts d’un film plastique qui maintiendra l’humidité.

 

Les rosiers en conteneurs sont-ils une bonne affaire ?

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Crédit photo – cotemaison.fr

 

Grâce aux conteneurs, vous pourrez mettre en place des rosiers pendant vos vacances, en juillet ou août, en remplacer ou ajouter à n’importe quel moment du printemps et de l’été. Un autre avantage : pouvoir se procurer des rosiers en fleurs, donc avec les vrais coloris.

Cependant, les rosiers en conteneurs sont plus chers, et obligent à des arrosages suivis pendant une longue période, surtout dans le cas de plantations estivales. Vérifiez l’étiquetage et le nom de la variété qui doit toujours être indiqué. Assurez-vous aussi que la motte reste bien homogène en la tirant du récipient. Si elle s’effrite facilement, c’est signe que la plante n’a pas été élevée en conteneur, mais y a été placée depuis trop peu de temps.

 

 

Quelles sont les maladies des rosiers à guetter ?

 

Les traitements permettent de lutter contre les trois principales maladies : le marsonia ou maladie des taches noires, l’oïdium ou blanc, et la rouille. Ils n’ont une réelle efficacité que s’ils sont préventifs.

Lorsque le mal est implanté, il est difficile à éradiquer. Commencez à traiter dès que les feuilles sont formées, en mars-avril, suivant les endroits, et poursuivez une à deux fois par mois jusqu’en automne. Une autre solution : surveillez attentivement vos rosiers, pour intervenir dès les premiers symptômes.

 

 

Les pucerons sont-ils vraiment redoutables pour les rosiers ?

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Crédit photo : Pixabay-PollyDot

 

Le puceron vert s’attaque à tous les rosiers sans exception, bien qu’il semble être plus particulièrement attiré par certaines variétés. Il aspire la sève et injecte aux plantes une salive toxique, tout en rejetant une substance sucrée sur les feuilles qui favorise le développement d’un dépôt noirâtre, la fumagine. Les rosiers sont affaiblis. Leurs rameaux s’atrophient, les boutons se dessèchent ou les fleurs se forment mal.

Ce puceron se manifeste dès avril, parfois plus tôt, en colonies nombreuses se succédant jusqu’en automne. L’action des coccinelles peut aider à limiter leur prolifération, mais souvent trop tard, alors que les rosiers sont déjà touchés, surtout les jeunes pousses qu’apprécient les ravageurs. En cas d’attaques importantes, pulvérisez un insecticide.

 

 

 

A quoi détecter les attaques d’araignées rouges sur les rosiers ?

 

Ces acariens se manifestent à partir de la fin du printemps. Ils piquent les feuilles qui deviennent grisâtres, se décolorent, puis sèchent et tombent. Une défeuillaison importante est possible, lors des étés chauds et secs, surtout sur des plantes installées le long des murs. Des pulvérisations à base de dicofol stoppent les attaques.

Avant de traiter, assurez-vous de la présence de ces minuscules araignées, à l’aide d’une loupe car elles sont à peu près invisibles à l’œil nu.

 

Que faire en cas de jaunissement du feuillage de votre rosier ?

 

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Crédit photo : publicdomainpictures.net-Lynn Greyling

Hors de la présence décelable d’une maladie ou d’un insecte, le phénomène de décoloration du feuillage d’un rosier marque un trouble de nutrition. Il résulte d’une carence quelconque souvent difficile à établir. La solution consiste à apporter une nourriture bien équilibrée, à action rapide, sous forme d’engrais complet liquide en arrosage ou en pulvérisation sur le feuillage, ou à utiliser une spécialité anti-carences, en arrosage.

Quant au jaunissement des feuilles dont curieusement les nervures restent vertes, c’est la chlorose qui se manifeste généralement dans les terres calcaires. Il est fréquent que les symptômes apparaissent au milieu du printemps, lorsque les racines explorent d’autres endroits dans le sol. Il faut agir rapidement avec un antichlorose (Sequestrène notamment). Vous devrez, bien entendu, renouveler l’opération chaque année au début du printemps. Préférez alors les rosiers greffés sur Rosa canina, moins sensibles à la chlorose.

 

 

 

 

A quelle cadence arroser des rosiers nouveaux ?

 

N’arrosez pas n’importe comment. L’aspersion est déconseillée. En mouillant les feuilles et en créant une humidité ambiante, elle favorise les maladies. Si vous devez y avoir recours (par exemple pour une pelouse au milieu de laquelle se trouve un massif de rosiers) agissez tôt le matin afin que le feuillage des rosiers sèche vite.

La méthode la plus simple consiste à faire couler l’eau au pied des arbustes avec un tuyau. La plus pratique et la plus économique est le goutte-à-goutte. Il en existe de multiples modèles. Le tuyau micro-poreux me semble l’un des mieux adaptés à l’arrosage des rosiers.

 

 

Est-il conseillé de pailler les rosiers ?

 

En été, ce procédé maintient la fraîcheur de la terre, en évitant l’évaporation de l’eau, d’où une limitation non négligeable des arrosages. Il a aussi une action contre les mauvaises herbes dont il freine le développement. Cette technique ancienne consistait à recouvrir le sol de paille ou de fumier pailleux, d’où son nom.

Actuellement, d’autres matériaux sont utilisés : l’écorce de pin, la tourbe, la paillette de lin (Profertyl), la sciure de bois. Les débris de végétaux broyés, les feuilles mortes, les herbes fauchées, les tonte de gazon peuvent être employés, mais attention, certains de ces matériaux ne sont pas dénués de danger, comme les feuilles morte ou les débris de végétaux provenant de plantes malades, et les tontes de gazon sur lequel a été utilisé un herbicide.

 

 

Quels engrais apprécient les rosiers ?

 

En avril et mai, les rosiers lancent leur première floraison, et pour les remontants, préparent les suivantes. Ils ont besoin d’une riche alimentation. Ils la trouvent dans le sol si vous avez mis le nécessaire en hiver. Il n’est pas indispensable d’en rajouter.

Au moindre signe de fatigue, n’attendez pas pour effectuer un apport d’engrais à action rapide : engrais soluble à verser au pied des rosiers après dilution dans l’eau, ou engrais foliaire à ajouter, dans le pulvérisateur, aux bouillies anti-parasitaires.

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Avec la participation de Jean-Paul Imbault

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