Si certains insectes, dits ravageurs, sont de véritables nuisibles pour le potager, tous ne sont pas à chasser, loin de là ! On appelle « auxiliaires” les insectes utiles qui assureront tranquillité et croissance à vos plantations au jardin comme au potager potager.

L’équilibre de l’écosystème d’un jardin dépend de la présence des insectes « auxiliaires ». Ces insectes alliés du jardinier aident notamment à la fructification et à lutter contre les parasites. Chaque insecte joue un rôle bien précis. Certains contribuent à réguler les populations de ravageurs,  tandis que d’autres pollinisent vos fleurs et vos légumes.

Photo : XIII From Tokyo

La lutte biologique est en marche !

Sans utiliser de pesticides, vous pouvez réguler les populations de ravageurs en attirant les bons insectes. Ce qu’on appelle “lutte biologique” est une alternative aux méthodes chimiques consistant à protéger les cultures en faisant appel à des organismes vivants, comme les insectes mais sans oublier les oiseaux ou les petits mammifères.

Pour que vos précieux alliés fassent leur travail, il faut d’abord les attirer puis leur offrir un habitat conforme à leurs attentes : abris, points d’eau, espaces de vie sauvage dans le jardin… Chaque insecte a ses propres besoins, à vous d’y répondre pour les inciter à rester chez vous !

Voici un inventaire des principaux insectes auxiliaires qu’il faut favoriser au jardin.

Les insectes auxiliaires les plus célèbres de votre jardin

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La coccinelle

La coccinelle est peut-être la plus connue des tous les insectes “utiles”. Elle se nourrit de pucerons, dans son état larvaire mais aussi adulte. Un adulte mange une vingtaine de pucerons par jour.  Sa larve, encore plus vorace, en particulier au dernier stade de son développement, en mange encore bien plus. On estime à environ 1 700 pucerons ses besoins en nourriture jusqu’à son stade adulte. Si les pucerons savent s’adapter aux divers insecticides, ils ne peuvent rien contre l’appétit des coccinelles ! C’est bien utile car les pucerons sont un véritable fléau pour le jardinier. Il existe une variété de puceron pour chaque plante ou presque. En suçant la sève des parties tendres des plantes, les pucerons limitent leur croissance. Ils peuvent également véhiculer des maladies entre les plantes. Il existe une grande variété de coccinelles différenciées par leur couleur et le nombre de points sur le dos. Chacune a sa propre alimentation. Certaines mangent des cochenilles et d’autres des acariens.

Les coccinelles sont inoffensives et agréables à regarder. Elles ne transmettent pas de maladie et leur population s’auto-régule : plus il y a de pucerons, plus elles seront nombreuses et inversement.

Pour attirer des coccinelles dans votre jardin ou votre potager, conservez un coin en friche. Bandes enherbées d’orties, de fleurs sauvages ou de chardons entretiendront la biodiversité dans un fouillis végétal. Si vous entretenez en plus des espaces de fleurs cultivées dans le reste du jardin, vous encouragerez les coccinelles à rester. A la fin de l’été, les coccinelles se nourrissent principalement du pollen et du nectar des fleurs pour prendre des forces pour passer l’hiver. Dans un espace un peu sauvage, les débris de plantes, branchages et écorces, et des amas de feuilles mortes leur offriront un nid où hiverner.

Petite anecdote, seule la coccinelle rouge à sept points peut se prévaloir du titre majestueux de « bête à bon dieu ».

 

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 L’abeille

Sans abeille, pas de pollinisation notamment celle des tomates ou des courgettes. Une condition qui inquiète fortement aujourd’hui alors que les abeilles se font de plus en plus rares. Leur mortalité a fortement augmenté ces dernières années à cause de l’utilisation démesurée des pesticides et du dérèglement climatique. Pour préserver et attirer les abeilles dans votre jardin installer de nombreux massifs fleuris tout au long de la saison. Dernière recommandation, n’utilisez surtout pas de traitements chimiques.

 

 

 

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 La guêpe

La guêpe est un prédateur redoutable pour de nombreuses espèces d’insectes. Malgré sa mauvaise réputation, elle est plutôt pacifique envers l’homme si on la laisse tranquille. Au menu de la guêpe : pucerons, mouches et chenilles. Elle complète souvent son régime par du nectar et se révèle ainsi comme une pollinisatrice occasionnelle.  La guêpe est attirée par le fenouil, l’œillet d’Inde… Son cousin le frelon est également un grand prédateur d’insectes.

 

 

 

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Crédit photo : Pixabay – CarlStridsberg

Le bourdon

C’est le régulateur de la production de votre potager. Moins sensible au froid que sa lointaine cousine l’abeille, il s’aventure dans le jardin dès le mois de février en quête des rares fleurs déjà ouvertes : pissenlit, prunellier, pulmonaire… Plus tard, les fleurs de framboisier, de fraisier, de tomate ou d’aubergine feront l’ordinaire de ses repas. Peu de fleurs le rebutent, c’est le roi des pollinisateurs !

 

 

 

 

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Crédit photo : Flickr – Jean-Jacques Boujot

 

 La libellule

La libellule adulte compte parmi les plus dangereux prédateurs d’insectes. La libellule se nourrit de chenilles, moucherons, moustiques papillons, vers et mites. La libellule chasse en volant. Elle fait une sorte de panier avec ses pattes avec lequel elle capture les insectes..

 

 

 

 

 

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Crédit photo : Flickr – Gilles Gonthier

 

Le perce-oreille

De son vrai nom, le forficule, le perce-oreille est un chasseur nocturne. Malgré son nom, il est sans danger pour vos oreilles ! C’est un insecte omnivore, grand consommateur d’œufs de papillon, de pucerons, de psylles (mouches à fruit), de nombreuses larves d’insectes et de petites chenilles. Quand on les trouve, souvent en petit groupe, on leur attribue souvent les dégâts constatés dans les végétaux. Ils ne sont pourtant là que pour traquer les véritables ravageurs. Le perce-oreille est bien un insecte utile au jardinier. Revers de la médaille, il aime un peu trop les pétales de roses, les pousses de dahlia et de chrysanthème.En fin d’été, il s’égare à l’intérieur des fruits bien mûrs pour y manger la pulpe. Voilà quelques maigres reproches face à ses grands atouts de prédateurs.

 

 

 

 

 

 

Le carabe doré

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Crédit photo : Pixabay – Talisien

La belle carapace couleur bronze ou vert doré du carabe doré se rencontre régulièrement dans nos jardins. On y trouve aussi le carabe des bois, entièrement noir. Il ne faut confondre les carabes avec les scarabées car les carabes ont une forme allongée, de longues antennes et sont surtout incapables de voler. L’habitat du carabe est souvent dans une vieille souche de bois. Son régime alimentaire est très varié : limaces, escargots, hannetons, larves de taupin,  vers, chenilles ou encore grillons-taupes (insectes fouisseurs qui sectionnent les racines).

 

 

 

 

D’autres insectes auxiliaires à découvrir dans votre jardin

 

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Crédit photo : Flickr – Thomas Bresson

 La chrysope

Légère comme une plume, translucide et d’apparence fragile, la larve de chrysope est un ennemi redoutable des pucerons, araignées rouges, aleurodes, psylles, thrips et oeufs de noctuelles ou de cochenilles. Une larve de chrysope consomme en moyenne 300 à 400 pucerons durant son développement. Pour le jardinier, la larve de chrysope présente un grand avantage sur la coccinelle. Elle apparait plus tôt en saison que les coccinelles pour contrôler les colonies de pucerons. Une fois adulte, la demoiselle aux yeux d’or, le nom commun de la chrysope adulte, ne se nourrit que de nectar et de pollen. Elle joue alors le rôle de pollinisateur.

 

 

 

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Crédit photo : Flickr – Erwan Lehérissé

 Le syrphe

C’est une mouche qui ressemble à une guêpe ou a une abeille. Une ruse pour faire peur à ses prédateurs mais le syrphe n’a pas de dard et n’a que deux ailes pour voler. C’est une mouche butineuse et pollinisatrice quand elle atteint sa taille adulte. Il existe plus de 500 espèces de syrphes en France. On reconnait un syrphe à sa manière toute particulière de tourner autour d’une fleur : il fait du surplace, avant de changer prestement de direction ! Les femelles pondent leurs œufs isolément ou par paquets, la plupart du temps au milieu d’une colonie de pucerons. La larve de syrphe s’y développe en piquant les pucerons et en aspirant leur contenu. Elle peut manger 4 à 500 pucerons pendant sa phase de développement. Elle consomme occasionnellement des aleurodes, des psylles, des cochenilles, des acariens et des cicadelles. Depuis 1995, les producteurs de végétaux sous serre peuvent acheter des syrphes pour lutter biologiquement contre les ravageurs. Chez d’autres espèces de syrphes, la larve mange exclusivement des végétaux et chez d’autres, de la matière organique en décomposition. L’adulte hiberne caché sous des débris végétaux ou des feuilles de plantes basses.

 

 

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Crédit photo : Pinterest – evergreengrowers.com

L’aphidius

C’est un insecte hyménoptère peu connu d’environ 2 mm. L’aphidius est une petite guêpe dont la fonction non négligeable est de parasiter les pucerons. La femelle détecte les colonies de pucerons a grande distance et vient pondre un oeuf dans chaque puceron. Chaque femelle pond quelques centaines d’oeufs dans sa vie. Le puceron parasité gonfle puis meurt, mangé de l’intérieur par la larve de l’aphidius qui s’y développe. Grand avantage des aphidius : leur cycle de reproduction et de croissance est très proche de celui des pucerons. D’autres espèces d’aphidius parasitent les chenilles de piérides du chou, les noctuelles, les chenilles mineuses. Pour favoriser la présence des aphidius, tolérez pucerons et chenilles dans un coin sauvage de votre potager, loin des plantes que vous souhaitez protéger.

 

 

 

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Crédit photo : Flickr – Jacques Mignon

 Le staphylin

Le staphylin a dans son allure, quelque chose du scorpion, ce qui n’en fait pas l’auxiliaire le plus sympathique du jardin. C’est un coléoptère comme le carabe ou la coccinelle. On croise le staphylin la nuit où il poursuit larves d’insectes, escargots et limaces. Son appétit est féroce ! Pour l’attirer et le protéger, couvrez la terre de paillis, il s’en fera un abri de jour. La plupart des staphylins sont omnivores. Ils dévorent détritus végétaux et animaux, matières en décomposition, charognes, larves, acariens, pucerons, pupes de mouches (stade intermédiaire entre la larve ou asticot et celui d’adulte). Le staphylin est également très utile pour le sol, en décomposant les débris organiques, en fouissant et en aérant.

 

 

 

 Le cloporte

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Cloporte (source : Jymm/Wikipedia)

Bien qu’il y fasse penser, ce n’est pas vraiment un insecte. C’est un crustacé qui respire avec des branchies, adapté à la vie terrestre. Petit souvenir de son origine aquatique, il vit toujours dans des lieux humides. C’est un formidable recycleur et décomposeur de matières organiques qu’il ingère et fragmente. Il contribue à créer l’humus qui va nourrir la terre et donc les plantes.

 

 

 

 

L’hémérobe

L’hémérobe ou “lion des pucerons” au stade larvaire comme adulte sont très précieux au jardin. L’hémérobe ressemble beaucoup à la chrysope. L’adulte et la larve d’hémérobe se nourrissent de pucerons, d’acariens, de cochenilles, d’oeufs de papillons en grandes quantités. Prédateurs généralistes, ils peuvent même se montrer cannibales.

Il existe bien d’autres insectes prédateurs utiles au jardinier, comme la mante religieuse, la sauterelle verte ou certaines espèces de cécidomyies, d’araignées et de punaises prédatrices.

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