Les roses ont 2 000 ans d’histoire et présentent quelque 20 000 variétés de rosier différentes. Environ 5 000 variétés sont cultivées à travers le monde. Quel rosier choisir et comment le cultiver ?

rose-rosier-roseraie-buisson-fleur-jardinHeureusement, les catalogues des rosiéristes nous en proposent moins, mais le choix d’une bonne variété de rose n’est pas des plus simples.

Avant de se décider sur l’achat et le nombre des sujets, sachez qu’il existe un rosier adapté à chaque situation, qu’il devra montrer un coloris en harmonie avec le reste du jardin et qu’il lui faudra répondre à un certain nombre de critères de beauté et de santé.

 

Quel rosier ou quelle rose voulez-vous ?

  • Vous voulez des taches de couleurs de juin à octobre : choisissez des rosiers buissons à grandes fleurs (une seule fleur par tige), ou des rosiers buisson à fleurs groupées en bouquets. Tous seront « remontants », c’est-à-dire à floraisons successives pendant toute la belle saison.

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  • Vous voulez une haie fleurie : cherchez à la rubrique « rosiers arbustes » des catalogues. Il faut des sujets très vigoureux, qui cachent la vue et assurent une floraison continue.
  • Vous volez des roses à bouquets : faites votre choix parmi vos préférées en augmentant le nombre des variétés parfumées, qui constituent l’un des charmes de ces fleurs. N’oubliez pas les roses anciennes, si subtiles. Ne cueillez pas un trop grand nombre de fleurs en même temps sur un sujet, vous l’épuiseriez.
  • Vous voulez garnir une façade, un mur, un treillage : achetez des variétés sarmenteuses dites « grimpantes », si possible remontantes. Les rameaux seront régulièrement attachés sur le support. Les rameaux ayant fleuri seront supprimés, ils ne fleuriront pas une seconde année.

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  • Vous voulez garnir un bac, une terrasse : toutes les variétés sont bonnes si vous mettez à leur disposition assez de terre pour bien vivre. Si vos pots sont petits (20 à 30 cm de haut), optez pour des variétés miniatures ou naines. Dans un gros bac (40 cm d’épaisseur de terre minimum), plantez des sujets grimpants ou buissons. Souvent on trouve la même variété, donc le même coloris, dans les deux formes, et l’effet est rehaussé. Mariez l’ensemble à d’autres fleurs de saison pour assurer un décor entre deux remontées.
  • Vous voulez des roses en hauteur mais sans soutien : il vous faut des variétés sur tige, parasol ou pleureuses. Ces variétés greffées sur des tiges solides formant un troc de 1,50 à 1,80 m constituent les éléments verticaux qui peuvent dominer une pelouse, un massif de fleurs (roses ou non). Dans ce cas, veillez à l’harmonie des tonalités.
  • Vous voulez des roses partout : doublez la base d’une haie un peu stricte, placez des rosiers nains dans la rocaille ou entre les dalles, groupez deux ou trois exemplaires d’une même variété de place en place dans la plate-bande vivace ; associez les rosiers aux bulbes de printemps et aux plantes bisannuelles. Pour l’été, formez un tapis de plantes annuelles basses, si les rosiers ne sont pas plantés trop serré. Les grimpants, très vigoureux, peuvent escalader un tronc d’arbre, l’armature d’un puits, une grille d’entrée…

Plantation et entretien du rosier

En règle générale, vous pourrez planter des rosiers en toute terre, sauf trop lourde et trop calcaire, en situation dégagée et ensoleillée. Evitez les rosiers à l’ombre, sur un mur au nord (il n’y a pas assez de soleil) et au sud (il y a trop de réverbération). Dans les régions très ventées, installez un coupe-vent, sinon la végétation sera maigre, les floraisons chétives et vite abîmées.

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Jeune rosier de la variété Coluche

Planter de l’automne à fin mars, sauf dans le Midi, où la plantation d’automne est vivement conseillée – dans un sol lourd et humide, où la plantation de fin de printemps assure de meilleurs résultats, évitant l’asphyxie des racines. Ailleurs, vous avez six mois pour planter, sans oublier qu’une plantation hâtive en automne assure en sol normal en enracinement plus rapide et une meilleure végétation de première année.

Tailler d’abord pour nettoyer. On supprime des rameaux morts, malades, en surnombre, les gourmands, tout le bois mal placé, les branches qui se croisent… de façon à dégager le cœur de la plante qui a besoin d’air et de lumière. Cette opération se pratique entre février et avril, selon le climat et l’évolution de la végétation où vous vivez.

Ramassez et brûlez les déchets de taille : ils contiennent des germes de parasites.

Pour une sélection de bonnes variétés, consultez un catalogue spécialisé ou un ouvrage sur les rosiers. Faites aussi une visite attentive d’une roseraie proche de votre domicile et notez les couleurs, les parfums, la précocité, l’abondance de floraison, la résistance aux maladies…

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