Certaines plantes s’adaptent parfaitement à l’ombre et en présence de racines pour vivre en sous-bois, en lisière, au pied de quelques arbres ou d’une haie. Un bon choix d’espèces et quelques règles simples vous aideront à créer un magnifique jardin à l’ombre.

Comment faire des plantations sous un arbre ?

comment planter sous des arbresDans tout jardin digne de ce nom, il y a forcément un arbre. Sous cet arbre, c’est bien souvent un endroit déshérité, généralement dégarni de toute végétation. L’ombre dense est triste et entrave la bonne croissance des plantes et notamment leur floraison. Il existe une quantité de plantes capables de s’adapter et grandir à l’ombre.

Avant de vouloir planter sous des arbres, il ne faudra pas hésiter à ébrancher, en premier toutes les branches basses afin de dégager le tronc, puis les branches plus hautes, à l’intérieur même de l’arbre, afin de l’éclaircir. Le soleil et la lumière traverseront la ramure et arriveront en quantité suffisante au niveau du sol, pour la meilleure prospérité des plantes confinées à cet étage. L’arbre ne s’en portera d’ailleurs que mieux, et son port sera plus élégant, ainsi dégagé d’un fouillis de branches inutiles.

La deuxième condition pour une meilleure végétation : l’apport de nourriture, particulièrement indispensable au pied d’une haie et sous des arbres isolés ou groupés en petit nombre. D’autant plus que certains arbres, comme les châtaigniers, les marronniers ou les arbres fruitiers, produisent des feuilles indésirables qu’il faudra ramasser et éliminer. Le sol aura donc besoin de beaucoup d’humus, qu’il faudra apporter à la plantation et renouveler chaque année.

Quelles espèces planter sous les arbres ?

quelles variétés de plante planter sous des arbresDes emplacements réputés invivables, sous certains résineux acidifiants, peuvent finalement être garnis par les longues tiges traînantes d’espèces vigoureuses et frugales : les cotonéasters, les rubus, les lierres, les pervenches, les gaulthérias… finissent par former une couverture basse, à l’abri de laquelle l’humidification est plus active. Finalement, vous créez de toutes pièces un microclimat plus agréable aux plantes qui vivront avec.

On pensera donc tout d’abord aux plantes tapissantes à développement étendu. Honneur au lierre, trop mésestimé : à lui seul, il peut former une belle surface d’un vert soutenu vernissé, quelquefois légèrement marbré. Pour parer sa tristesse, plantez-le au pied d’arbres au tronc bien dégagé, la lumière affleurant le mettra en valeur. Si l’espace est irrémédiablement sombre, pensez aux lierres panachés dont le feuillage plus clair apportera la clarté désirée.

Deux autres plantes au feuillage panaché vert et argent peuvent aussi remplir cette fonction d’appoint de luminosité : le Lamium galeobdolon aux fleurs jaunes en avril-mai, et l’Ægopodium podagraria « Variegatum ». Laissez à ces deux dernières une surface suffisante, car elles peuvent être très envahissantes. L’ӕgopodium a cependant l’inconvénient de disparaître en hiver.

Nous citerons encore les pervenches dont les différentes espèces, panachées ou non, pourront donner libre cours à leur fantaisie de bon aloi.

Hôtes habituelles de nos clairières, les consoudes (symphytum) offrent certaines variétés très décoratives par leur feuillage et leurs fleurs teintées de bleu, rose ou blanc.

Le polypode vulgaire, une fougère aux jolies frondes doucement découpées, s’accommode très bien de conditions ingrates. Il peut s’étaler en surface respectable sur des talus plantés d’arbres.

Avec la participation de Jean-Paul Imbault

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