Un jardin de 600 m² est presque un grand domaine aujourd’hui. Il peut pourtant faire oublier sa petite surface en suivant tous nos conseils pour aménager et fleurir un petit jardin.

Les erreurs à éviter dans un petit jardin

L’une des frustrations qui guette leurs possesseurs de petits jardins pourrait être la limitation de leurs rêves.

  • Eviter les mélanges de style : dans un petit jardin, il serait irrationnel et mal venu, de faire cohabiter une bordure composée de roses anciennes et de delphiniums avec un jardin zen tout en sable et faux rochers.
  • Pas de haies trop occultantes : gardez-vous d’enclore tout le jardin derrière une haie opaque, de grande hauteur,  qui a pour double conséquence de le transformer en puits d’ombre et d’exacerber la concurrence au niveau des racines. Il est bien plus astucieux d’utiliser ces écrans en les disposant en chicanes dans le jardin : dix pieds de Lonicera nitida plantés à 30 cm d’écartement constituent une séparation culminant à un mètre.

Idées d’aménagement pour petit jardin

idees d'amenagement et de plantations pour un petit jardinLes arceaux étaient beaucoup utilisés autrefois, soit pour surplomber une allée, soit pour encadrer l’entrée du potager ou de la roseraie. Retrouvez le charme de ces accessoires de jardin et associez-les avec des fleurs et plantes grimpantes : un arceau recouvert de haricot d’Espagne ou de chèvrefeuille attirera le regard tout en cloisonnant l’espace avec légèreté.

Nos aïeux installaient des ifs ou des charmes de part et d’autre d’un porche pour les faire se rejoindre à deux mètres du sol. Si vous êtes moins patient, achetez des thuyas ou mieux des genévriers colonnaires. Dès qu’ils dépassent 2,5 m, rapprochez leurs cimes. Épointez les rameaux secondaires pour renforcer la densité de la végétation.

Voici un choix d’arbustes susceptibles de rendre de grands services dans un petit jardin : les cognassiers du Japon (chaenomeles), capables de prendre toutes les formes ; les seringats, dont il existe des variétés demi-naines, comme « Avalanche » ; les berbéris, par forcément ceux à feuillage pourpre mais plutôt les persistants, comme B. Darwinii ; les weigelias, surtout ceux à fleurs roses ou blanches, tellement plus gaies que les rouges classiques ; moins connu et pourtant si beau, le kolkwitzia aux trompettes roses charmantes, fleurit en mai.

Et pourquoi pas des lierres ! On méconnaît trop la diversité de ces derniers : aujourd’hui, il existe des dizaines de variétés aux feuilles panachées, frisotées, découpées… et toujours persistantes, ce qui est du plus haut intérêt dans un jardin de ville.

Pour ne pas tomber dans la morosité, disposez des potées de fleurs claires, impatiens blanches et surtout bégonias tubéreux dont il existe maintenant des variétés pastel ravissantes.

Autre catégorie de plantes très utiles dans ce cas de figure : les fuchsias. La mi-ombre est leur domaine, et si vous ne leur épargnez ni les arrosages, ni l’engrais, ils seront en fleurs de mai jusqu’aux gelées. Pensez simplement à unifier les contenants pour ne pas gâcher le spectacle avec une collection de pots tous différents.

Une astuce pour cacher la terre : achetez un godet d’helxine dorée et divisez cette sorte de « mousse » en plaçant un brin à la surface de chaque pot. En quelques semaines vous obtiendrez un tapis retombant dans chaque pot. Il aura pour autre avantage d’éviter que la terre ne se tasse sous l’effet des arrosages.

Enfin, ne pas oublier nos préférés, les fusains à petites feuilles. Ils sont revenus de l’oubli dans lequel ils avaient été plongés. Ces arbustes aux mille usages peuvent tout aussi facilement ramper pour cacher un regard de compteur d’eau sans le bloquer, que garnir un mur jusqu’à près de deux mètres, ou encore se marier avec des myosotis et des tulipes blanches pour créer des scènes charmantes. Là encore, feuillage persistant et panachures diverses, mais le risque d’envahissement est moins franc qu’avec les lierres.

Avec la participation de Jean-Paul Imbault

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