La culture des melons est simple en obéissant à quelques règles. Pas besoin d’une terre très riche ni d’une taille compliquée pour récolter de beaux melons.

(Crédit photo de couverture Titosoft – Pixabay)

La réussite de la culture du melon exige essentiellement chaleur et ensoleillement dans un sol riche en matière organique et en potasse. La culture est facile à conduire en évitant un excès d’humidité sur les feuilles qui provoque de l’oïdium.

Choix de la variété

La forme, la couleur et l’aspect des melons diffère selon la variété. Il existe plus de 650 variétés de melon réparties une dizaine de types. En France, on cultive essentiellement 4 types de melon :

  • Cantaloup : c’est le melon classique, rond à peau lisse et chair orange-saumon ;
  • Brodé : peau granuleuse, forme ronde et chair orange-saumon ;
  • Vert Olive : peau verte, ridée et de forme ovale à chair vert clair et de goût plus subtil ;
  • Galia : peau jaune à relief, de forme ronde et à chair verte (ou blanche), légèrement sucrée.

Au sud de la France, le melon cantaloup « de Cavaillon » est le plus cultivé avec le melon brodé « Charentais ». Plus au nord de la Loire, on peut cultiver des variétés anciennes bien adaptées au climat comme le melon « de Lunéville », le « Petit gris de Rennes » ou le « Sucrin de Tours ».

Le semis et la préparation du sol

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Jeune plant de melon au stade une feuille (Crédit photo : Abiy – Pixabay)

Dans le sud de la France, semez en pleine terre à partir d’avril-mai. Pour les régions plus froides, le semis se fait de préférence en godets. Humidifiez la terre des godets et conservez-les à l’abri à une température minimum de 20°C. Cela assurera une germination et une levée rapide.

Dans tous les cas, semez 2 à 3 graines à 1 cm de profondeur. Orientez la pointe des graines vers le bas. Une fois les plantes bien levées, ne conservez que le pied le plus vigoureux.

Il faut compter environ un mois entre le semis et le repiquage en pleine terre.

Vous pouvez encore semer des melons en juin, au sud de la Loire et à condition d’utiliser des variétés précoces. Les jardiniers moins favorisés par le climat se contenteront d’acheter leurs plants de melon en godets, début juin.

La plantation

Le melon a besoin d’un espace très ensoleillé avec un sol drainant et riche en potasse. Le repiquage a lieu de mai à juin selon les régions et la variété de melon choisie. Commencez à préparer la terre où ils seront cultivés, en même temps que vous semez les melons à l’abri. Finissez la préparation de la terre finement, quelques jours avant la date de plantation. Posez un film plastique transparent dessus pour emmagasiner la chaleur dans le sol. Préférez le PVC au polyéthylène, nettement plus efficace pour capturer les calories.

Repiquez les plants dans la terre chaude (au moins 12°C), par un simple trou pratiqué dans le plastique. Plantez tous les 80 centimètres dans le rang et 1 mètre entre rangs. En cas de baisses des températures en début de culture (inférieures à 10-12°C), prévoyez un tunnel plastique ou des cloches de protection.

Si votre terre contient beaucoup de mauvaises herbes, disposez un plastique noir en dessous du transparent qui aura pour effet de leur couper la lumière et les cuire avec le soleil.

Si vous n’utilisez pas de plastique, vous pouvez pratiquer la technique du paillage. Le paillis limitera la croissance des mauvaises herbes et le besoin en arrosage en maintenant la fraîcheur au pied des plantes. Le paillage a également l’avantage d’isoler les fruits du sol et d’éviter leur pourrissement.

Rotation et association de cultures

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Culture de melons au potager (Crédit photo : Byrev – Pixabay)

Dans la rotation des cultures, le melon intervient après les blettes, les choux et les navets. Le melon précède la culture des fèves, haricots et petits pois.

Dans les associations de cultures, isolez vos melons du voisinage des courgettes, potirons et autres courges qui sont de la même famille. Leur proximité favoriserait la propagation des maladies. De même pour les pommes de terre qui pourraient propager le mildiou.

A l’inverse, la proximité des poireaux, de l’ail et des oignons est favorable à la culture du melon.

L’arrosage

La terre doit être assez humide car le melon va devoir vivre avec cette fraîcheur quand il est planté sur film plastique. L’eau de pluie et l’arrosage ont alors beaucoup de mal à parvenir jusqu’aux racines. Si on arrose, il faut simplement maintenir le sol frais car un excès d’eau provoque l’éclatement des melons et réduit leurs qualités gustatives.

La taille

Les variétés actuelles n’exigent plus la moindre taille. Il faut se limiter à couper l’extrémité des tiges quand elles arrivent au bord du paillage plastique, c’est-à-dire quand le pied fait près d’un mètre de diamètre. Simplement parce que cela évite que les fruits se développent dans les passages entre rangs. La plante a alors atteint 4 à 6 feuilles. Cette taille va créer une ramification et une meilleure fructification.

Lors de la formation des melons, limitez leur nombre à 4 ou 5 fruits par pied. Cela les aidera à atteindre une belle grosseur. En absence de paillage, vous pouvez isoler les fruits du sol avec des tuiles ou des tessons de pots de fleurs.

Les maladies et ravageurs

Le melon est très sensible à l’oïdium (voile de moisissure blanchâtre sur les feuilles). Ce champignon est favorisé par la chaleur et les conditions humides. Pour prévenir son développement, évitez d’arroser le feuillage. Un traitement curatif à base de soufre naturel permet de contrôler la maladie.

Le mildiou, la cladosporiose et la gommose (fusarium oxysporum) sont des maladies également fréquentes.

Protégez les jeunes plants des limaces et des escargots avec des granulés « biologiques » à base de Ferramol.

Les autres ravageurs à craindre sont les mouches des semis et les pucerons. Pour éviter les attaques de mouche, il est conseillé de planter quand les températures sont suffisamment élevées. Ces conditions garantissent une croissance rapide des plants.

La récolte

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Melons de type Galia dans le commerce (crédit photo : Brett Hondow – Pixabay)

La récolte a lieu de mi-juillet à mi-octobre, soit 2 à 3 mois après le repiquage. Une récolte à maturité est le gage de déguster des fruits savoureux. Le meilleur indicateur de maturité est de voir apparaître une gerçure à la base du pédoncule du fruit. A ce stade, le melon diffuse alors un maximum de parfum.

Attention à la conservation limitée du melon de type cantaloup. Trop mûr, il vire vers un goût d’acétone et médicamenteux qui le rend immangeable.

Evitez de conserver vos melons au réfrigérateur pour ne pas casser les arômes.

A noter : melons mâles ou femelles, c’est une pure invention ! Comme la plupart des fruits, tous les melons sont issus de la fécondation de fleurs femelles…

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