Le poireau est le légume emblématique du potager en hiver. Sans lui pas de bonne soupe ni de savoureux pot au feu. Suivez nos conseils pour réussir vos poireaux au potager.

Plantation et culture du poireau

Les vrais poireaux, les gloires du potager, restent ceux d’automne et d’hiver, aux panaches bleutés tournant parfois en un délicat violine quand le gel se fait morsure. On les réussit en général sans problème, à condition de les semer jusqu’à fi avril. On peut choisir d’acheter du plant en juin pour le repiquer sans attendre, après avoir raccourci les feuilles et les racines.

Un sol bêché à bonne profondeur et enrichi d’un bon terreau ou de votre compost sera parfait. Laissez de côté les pseudo-astuces du style « plant abandonné au soleil pendant trois jours avant le repiquage », ces fariboles débitées servilement ne montrent qu’une chose : que les écrivains et journalistes de jardin aiment mieux recopier que tester dans leur pré carré… et aussi que les poireaux sont bigrement résistants, car ils ne succombent effectivement pas tous à ce mauvais traitement.

Arrosez-les régulièrement avec du purin d’ortie une fois par mois, les résultats vous étonneront. PoireauxLa croissance, d’abord un peu désespérante, explose littéralement à partir de septembre, au retour des vraies pluies qui mouillent le sol en profondeur.

Les retardataires, ceux qui disposent de place, et les adorateurs inconditionnels du poireau en repiquent encore à cette époque de l’année. Grossissant peu avant l’hiver, ces poireaux seront surtout appréciés au sortir de l’hiver, quand leurs grands et imposants prédécesseurs vous auront dépité à la vue d’un bâton central impossible à consommer. Il s’agira alors de la future hampe florale qui se développera et produira des centaines de graines. Le poireau-baguette assurera la jointure avec les premiers poireaux d’été. Plantés à proximité de dahlias nains et de chrysanthèmes vivaces, ils feront chanter les roses et les jaunes.

Quel type de poireau choisir

Question variétés, préférez les poireaux verts, plus fins de goût et de texture que les gros bleus, parfois un peu « forts en gueule ». Le tendre blanc étant la partie la plus appréciée, on augmentera son plaisir en buttant les pieds avec la terre meuble prise entre les rangs. Mais ne négligez pas le vert du poireau : un excellent potage peut être obtenu en faisant rissoler au beurre ces verts hachés grossièrement, puis en mouillant avec du bouillon. Quelques pommes de terre, un quart de céleri-rave, laissez cuire une petite demi-heure, puis passez au moulin à légumes, et servez très chaud avec une bonne noix de crème.

En savoir plus sur le poireau

Il semblerait que la France soit le pays où il se cultive et se consomme le plus de poireaux. Il est vrai qu’au pays de la gastronomie, le poireau est une véritable mine de saveur et de bonne santé. Dès l’Antiquité, Néron avait mis en évidence ses propriétés adoucissantes pour la gorge. Il a reçu depuis, tellement de lettres de noblesse qu’il est devenu incontournable dans tout bon potager qui se respecte.

Avec la participation de Jean-Paul Imbault

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