Elles se plaisent en situation ensoleillée, même si le sol n’est pas de toute première qualité. D’ailleurs, leur origine méditerranéenne ou subdésertique est leur meilleur passeport. Tour d’horizon des plantes qui poussent en milieu désertique…

acantheAcanthe

Une grande dame pour commencer. Cette plante adapte son cycle au climat : croissance très forte au printemps et souvent disparition du feuillage en plein été, juste après la floraison spectaculaire. On comprend mieux sa vigueur en examinant ses immenses racines qui vont puiser la fraîcheur en profondeur. Un petit conseil : arrosez régulièrement durant la première année, le temps qu’elle s’installe.

 

EuphorbeEuphorbia-characias

Beaucoup d‘euphorbes mériteraient de figurer dans cette sélection. En premier lieu, les Euphorbia characias (un mètre de haut), myrsinites et polychroma, qui préfèrent ramper. Plantez-les largement avant l’hiver, de façon que l’enracinement ait bien lieu, et le départ de végétation sera spectaculaire au printemps. A mélanger avec une foule d’hélianthèmes par exemple.

 

gauraGaura

Encore et toujours les gauras, cette plante vivace pas toujours durable mais qui s’affiche comme un best-seller, année après année. Plantez-les isolés ou en fond de massif. Floraison de juin jusqu’à Noël, en papillons blancs virevoltant. N’hésitez pas à rabattre à mi-hauteur en juin pour renforcer les touffes. Le gaura se ressème en abondance, ce dont personne ne songerait à se plaindre.

 

helianthemeHélianthème

De vrais arbustes en miniature, qui font songer à des cistes par leurs corolles de soie chiffonnée, aux coloris d’une grande pureté. Nos préférés : « Rhodanthe carneum », au feuillage très argenté, « Wisley Primrose » au beau jaune, « Ben Fhada » et « Ben Heckla », orange, « The Bride, le plus éblouissant des blancs. On peut laisser les touffes s’accroître naturellement, en les taillant de temps à autre pour éviter l’envahissement à la périphérie ou encore le dégarnissement du centre.

 

hysopeHysope

Le même que pour les tisanes, sans oublier les variantes blanches ou roses. Taillez les touffes une fois par an, soit à l’automne, soit au démarrage de la végétation, au nord de la Loire. Une plante vraiment intéressante pour sa solidité et le bleu intense de ses épis, en particulier pour constituer des petites haies dans un jardin de curé.

 

 

lavatereLavatère

Les lavatères arbustifs sont capables de sauver bien des jardins assoiffés, à eux seuls. Qu’il s’agisse de « Rosea » ou « Barnsley » la durée de la floraison est garantie. En revanche les variétés nouvelles demandent à être étudiées, le ton rouge n’étant pas très heureux et la blanche guère rustique. A rabattre de toute façon sans faute au printemps.

 

 

nepetaNepeta

Faut-il encore venter les qualités de ces plantes increvables, permettant de constituer des bordures souples et d’un coloris attrayant pour accompagner les rosiers modernes. Tournez-vous vers la variété « Six Hills Giant » au feuillage et au port plus élégant que chez faassenii. Taillez en novembre, assez court.

 

 

opuntiaOpuntia

Un cactus, pour la curiosité ? Pas seulement : les variétés les plus solides (O. humifusa) supportent de passer l’hiver dehors, dans un recoin ensoleillé et très bien drainé. Les grandes gelées les ratatinent sans plus. La floraison jaune claire, diurne, est suivie par des « figues de Barbarie » non comestibles mais originales. On peut l’installer en compagnie de joubarbes en haut d’un muret d’où il descendra… et pourquoi pas le long d’un chemin partant vers la nature.

 

romarinRomarin

S’il n’est pas le plus rustique, le romarin rampant (R. lavandulaceus = prostratus) change agréablement du romarin à tisane, de même que la variété « Marjorca Pink », rose clair. On retrouve le feuillage coriace, vert foncé au revers argenté, et les corolles amusantes à regarder de près, tôt au printemps. Un régal pour les abeilles…

 

 

sempervivumSempervivum

Disons joubarbes pour parler français. Toutes conviennent dans les endroits ensoleillés, le choix est une question de goût et de collection. A installer sur un chapiteau de mur, dans une auge en pierre et pourquoi pas en grandes plantations très spectaculaires.

 

 

centranthus

Valériane

Les centranthus s’accrochent partout, envahissant les ruines et les bords d’autoroute avec la même avidité. Elles se sèment partout en abondance, mélangeant les coloris avec une prédilection pour un rouge assourdi et puissant à la fois.

 

 

ZauschneriaZauschneria

Imprononçable mais très précieux par sa floraison rouge orangé visible de loin. Le Z. californica se régale dans les coins très secs. La variété « Dublin » conserve ses feuilles plus longtemps sans se dégarnir au moment de la floraison, en septembre. Aussi à l’aise en massifs que sur le haut d’un muret. Vous obtiendrez une touche de couleur très appréciable dans la douce lumière automnale.

 

 

Avec la participation de Jean-Paul Imbault

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