Juin est le mois béni des griottes, bigarreaux et autres cerises de toutes sortes. Si vous avez un peu de place, plantez donc un cerisier en suivant ces quelques conseils.

 

Quel cerisier choisir ?

Si vous n’avez qu’un petit jardin, si vous êtes pressé de manger des cerises et que vous voulez être sûr d’en récolter chaque année, n’hésitez pas, choisissez un de ces cerisiers aux fruits plutôt acidulés. Leur chair juteuse, translucide et dorée, est si tendre qu’il devient rarissime d’en trouver au marché tellement ils voyagent mal. De toutes façons, ces cerises là ne sont bonnes que fraîchement cueillies sur l’arbre.
cerisiersCes cerises sont les reines des tartes, des confitures et, n’en déplaise à certains qui ne jurent que par la guigne noire, des clafoutis; Car ce sont celles qui marient le mieux l’acidulé et le doux, dans la fine saveur de la cerise, une fois cuites, prises dans la pâte d’une crêpe épaisse sur laquelle on jette une poignée de sucre au moment de passer à table. Enfin bien sûr, il n’y a que celles-ci qui conviennent pour les cerises à l’eau de vie. Pourtant elles n’ont pas la cote ces cerises acidulées, on leur reproche un peu vite d’agacer les dents. Sans doute dans notre époque impatiente, ne sait-on pas ou plus qu’il faut les savourer archi-mûres, lorsque leur teint a tourné au rouge foncé, quand elles sont devenues fondantes, douces et incroyablement juteuses, et les récolter au fur et à mesure pendant 15 jours au moins.
A leur avantage, ces cerisiers commencent à donner tout jeunes. Il n’est pas rare de faire une première petite récolte l’été qui suit la plantation. Les années suivantes, selon les aléas des saisons, ils donnent toujours et les oiseaux n’y touchent guère, leur préférant guignes et bigarreaux.

 

 

 

Choisissez bien vos plants

Achetez chez un pépiniériste de qualité qui indique le type de porte-greffe qu’il utilise. Le Sainte Lucie convient bien aux sols pierreux et calcaires. Le tout nouveau MaxMa qu’utilise Delbard tend à remplacer les anciens merisiers car il donne des arbres d’une vigueur équivalente à ceux greffés sur Sainte Lucie, avec une meilleure adaptation aux sols frais et profonds. Mais le bon vieux Sainte Lucie se comporte aussi très bien dans les sols profonds, surtout pour ces cerisiers là qui de toutes façons ont bien moins de vigueur que leurs cousins les bigarreaux. Le nec-plus-ultra consiste dans l’achat de plants certifiés, comme ceux que proposent les pépinières charentaises, car chez eux, non seulement on connaît le porte-greffe, on est sûr de l’authenticité de la variété achetée mais aussi de sa qualité sanitaire, deux points qui hélas sont loin d’être irréprochables dans le commerce courant.

cerises-2La taille du cerisier

Hormis la taille de formation qui consiste à épointer le scion pour le raccourcir d’un tiers à la plantation, puis les années suivantes à faire la même chose à trois rameaux bien espacés qui formeront les charpentières et à éliminer les autres, le cerisier ne se taille pas… sauf pour la récolte où il est conseillé de prendre l’échenilloir pour couper les rameaux fructifères et faire ainsi une toilette qui l’empêchera de tourner au fouillis de brindilles, défaut commun aux griottiers et aux amarelles au bout d’une dizaine d’année de culture.
Ne taillez jamais vos cerisiers en hiver, cela provoque des écoulements de gomme, très préjudiciables à leur bonne santé.

Un bon paillage pour une croissance rapide

L’été qui suit la plantation, tous ces cerisiers apprécient d’être copieusement arrosés et de pousser dans un sol propre sur au moins un mètre carré. Si vous n’êtes pas sûr de pouvoir tenir ces deux engagements qui sont vraiment importants pour qu’ils démarrent en flèche, recouvrez le sol, bien griffé à leur pied, avec une couche de carton d’emballage vers le 15 avril, quand la terre est déjà réchauffée. Comme ce n’est pas franchement esthétique, faites bien les choses, bordez le carton d’un cordon de terre meuble qui le maintiendra en place et jetez dessus vos tontes de gazon durant tout l’été. Grâce à ce traitement, que vous renouvellerez au moins trois ans de suite vous mangerez vite beaucoup de cerises.

 

Avec la participation de Jean-Paul Imbault

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Vous aimerez aussi :