Si vous cherchez une plante vivace ultra-solide, florifère, capable de se débrouiller avec les mauvaises herbes, voici les hémérocalles.

Plantation de l’hémérocalle

Si l’on vous donne une grosse touffe issue d’un vieux jardin, plantez comme bon vous semble. S’il s’agit d’une nouveauté, prenez la précaution de la planter dans un coin de bonne terre de préférence. Ne vous inquiétez pas si le plant a l’air un peu déshydraté, il reprendra vite bonne figure. Les hémérocalles préfèrent les sols travaillés depuis quelques années. Bêchez à un fer de bêche pour donner aux racines suffisamment de terre meuble à explorer. Installez le cœur de la souche au ras du sol et disposez les racines sur un petit monticule au fond du trou, pour qu’elles s’étalent mieux dans toutes les directions. Recouvrez ensuite avec de la terre fine ou un mélange de terreau, de sable et de tourbe. Pour colmater les poches d’air éventuelles, arrosez copieusement.

Les variétés miniatures seront installées à 30-40 cm d’écartement, les autres à 40-60 cm. Et n’oubliez pas l’étiquette inaltérable qui vous aidera à mieux identifier la variété en vue de futurs échanges entre collectionneurs.

Emplacement pour hémérocalle

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Belle touffe d’hémérocalle

Les hémérocalles peuvent garnir les bords de mares ou de ruisseaux, mais ne supportent pas d’avoir les pieds continuellement dans l’eau. Si votre terre a tendance à se gorger d’eau en hiver, pratiquez une plantation en billons surélevés d’une quinzaine de centimètres. Dans ce cas, il faudra arroser en été. Ces plantes hautement rustiques supportent à peu près n’importe quel sol mais elles apprécient les petits soins, qui consistent en général à corriger les excès : ajoutez du sable dans un terrain argileux, de l’humus dans un sol trop sableux.

Plus l’emplacement choisi est ensoleillé, plus les hémérocalles seront florifères. Les coloris jaune clair, roses et en général les pastels requièrent beaucoup de lumière, alors que les coloris sombres supportent mieux une certaine ombre, qui leur évite de se consumer au soleil brûlant de l’après-midi.

Les variétés naines dites de bordure supportent de vivre dans des grands pots sur une terrasse. Leur feuillage fin reste très décoratif et elles fleurissent une bonne partie de l’été, à condition de ne leur compter ni les arrosages ni les apports d’engrais.

Entretien

Rappelez-vous qu’autrefois les hémérocalles et les hostas étaient rangées dans le même genre. C’est-à-dire si les hémérocalles aiment l’eau. Le stade critique est celui de la formation des boutons, en mai, et ensuite au cours de la floraison. Un sol frais est nécessaire également pour que les variétés remontantes donnent une deuxième floraison. Arrosez plutôt en laissant couler l’eau lentement au pied, de façon à imprégner en profondeur. Evitez l’arrosage en pluie, surtout sur les fleurs. Les nouveaux tuyaux perforés sont idéals pour les hémérocalles. Si vous ne pouvez pas leur consacrer de temps, remplacez les arrosages par un bon paillage, à base d’écorce de pin ou de compost à champignon si vous en trouvez. Les déchets divers passés au broyeur sont parfaits également et se décomposeront lentement en nourrissant les racines au passage. Il n’est jusqu’aux feuilles des hémérocalles elles-mêmes qui peuvent servir de paillage, en fin de saison, quand elles auront été cuites par le gel.

Si la végétation vous semble languissante, des arrosages à l’engrais géraniums pourront certainement y remédier, mais seulement sur des plantes déjà installées, et jamais sur des jeunes sujets.

Maladies et ennemis

Un chapitre réduit au minimum puisque l’on signale seulement des pourritures des racines dues à un sol exagérément tassé, une langueur de printemps résultant de la succession de périodes froides et chaudes, avec pour conséquence la pourriture d’une partie du feuillage qui cache la lumière aux bourgeons plus bas (on y remédie en nettoyant les touffes à la main), et des taches foliaires. Parfois spectaculaires, ces dernières n’entraînent cependant jamais la mort des plantes. Hormis les inévitables pucerons, seul un insecte cause des dégâts en pondant ses œufs dans les boutons encore fermés. La fleur se déforme et ne s’ouvre pas. Mais il y a tant de fleurs à venir que ce ne sont pas quelques corolles en moins qui vous tracasseront. Ce sont bien encore les limaces et escargots qui devront vous inquiéter, surtout sur des plants tout jeunes. Des pièges à bière et des appâts en granulés limiteront leurs prélèvements.

 

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