Il y a de la vie, dans le jardin

La plupart des êtres vivants du jardin, faune ou flore sont indispensables à la fertilité du jardin et à la santé des végétaux. Au service de notre jardin en toute discrétion, ces petits compagnons s’installent sans autorisations dans nos jardins. Ils décomposent pour nous les matières organiques, aèrent, ameublissent la terre, fabriquent de l’engrais pour nourrir notre sol et donc nos plantes. Certains dévorent les parasites de nos plantes et les abeilles butinent permettant la reproduction des plantes. Sans elles, adieu la production de tomates, courgettes, fraises et arbres fruitiers que l’on se donne tant de mal à cultiver…

Une alternative aux traitements chimiques

Seul un petit nombre d’espèces est ravageur de cultures. Aujourd’hui, de nombreuses solutions naturelles alternatives aux traitements chimiques sont disponibles dans les rayons jardin de nos magasins. Ils sont le moins nocif possible  pour les insectes utiles et participent à l’équilibre écologique.

Il nous faut porter un nouveau regard sur la nature en faisant d’abord confiance aux auxiliaires du jardin. Coccinelles, mésanges et autres oiseaux consomment chenilles, pucerons et mouches. Hérissons, lézards et crapauds dégustent escargots, limaces et insectes.

Si vous aménagez et entretenez votre jardin pour les accueillir, ils s’installeront naturellement.

Et puis nous sommes en majorité des jardiniers amateurs, le jardin est avant tout un plaisir, alors, prenons le temps de décompresser et de nous détendre. Les enfants adoreront se promener et découvrir notre jardin !!

La rotation des cultures est indispensable

Au potager, la rotation des cultures est la méthode la plus simple pour ne pas épuiser le sol. Ce principe vieux de plusieurs siècles, comme en témoigne l’histoire, revient à l’ordre du jour dans l’agriculture d’aujourd’hui.

Nombreux sont ceux qui souhaitent cultiver chez eux de belles tomates, quelques haricots verts et pourquoi pas des fraises pour les enfants… Ces cultures sont souvent gourmandes en minéraux et peuvent être sujettes aux maladies. La rotation des cultures permet de ne pas cultiver la même plante sur la même parcelle de jardin.

Pour appliquer cette rotation des cultures, il faut donc cultiver sur une même terre des plantes différentes aux besoins différents.

Vous devez donc connaitre les grandes familles de plantes dont les besoins, les maladies et les prédateurs sont les mêmes.

J’en vois déjà qui pensent « Vraiment, on a besoin de faire ça ! ? » Un peu d’exemple pour mieux comprendre. La rotation des cultures va permettre d’éviter certaines maladies et l’installation de ravageurs sur des plantes d’une même famille. Par exemple : la tomate, la pomme de terre et l’aubergine sont de la même famille et sont sensibles à une même maladie, le mildiou. Ce champignon hiverne et s’installe sur les résidus de la plante restés au sol et se propage à nouveau au printemps suivant. La rotation de vos cultures cassera donc cet engrenage de propagation qui peut dévaster toute une culture rapidement.

D’autre part préférez les variétés de légumes dites rustiques qui résistent bien aux maladies.

Certaines familles sont connues pour être à risques comme celle des choux (navets, radis…) des haricots (pois, fèves…) de l’ail (poireau, oignon…).

Donc tous les ans, on fait tourner à tour de rôle dans son potager : les tomates, les haricots verts, et les salades. C’est simple comme bonjour…

Juste un peu de mémoire sur 3 ans pour réussir, sinon faites-vous un petit plan dans votre cahier de Jardin !

Prévenir plutôt que guérir

Rien ne sert de vouloir totalement éradiquer maladies ou parasites de son jardin, l’essentiel est que la vie de vos végétaux ne soit pas en mise en danger par leurs attaques ! Privilégiez donc la  prévention.

Petit Rappel : Une plante dont les conditions de cultures sont bien respectées (sol, exposition, fumure) résiste en général beaucoup mieux aux maladies.

Les pucerons attaquent donc les plantes affaiblies mais aussi  les jeunes tiges tendres qui poussent trop rapidement par un excès d’apport en azote. Respectez les besoins de vos végétaux, favorisez tous les prédateurs des pucerons dans votre jardin.

Faites vos choix en connaissance de cause. Certains insectes sont connus pour s’installer plus particulièrement sur certaines plantes comme la cochenille sur le fusain, le cotonéaster, les arbustes à agrumes. Questionnez les professionnels chez qui vous achetez vos plantes, ils sont là pour cela.

A l’automne protégez du froid vos plantations de vivaces avec les feuilles d’arbres caduques, installez dessus du fumier ou du compost grossier.

Pour les arbustes plus fragiles et les essences peu résistantes, emmaillotez-les d’un voile d’hivernage : Plus adapté que les couvertures plastifiées qui provoquent des moisissures. Si vous n’avez rien d’autres, percez la matière plastifiée pour y laissez passer l’air.

Pensez à isoler vos potées extérieures de la même façon sans oublier de cacher le pot car les racines gèlent très facilement quand elles ne sont pas en pleine terre.

Ne laissez pas au sol les restes de végétaux malades (feuilles sous les rosiers, fruitiers). Ramassez et détruisez-les.
Pour éviter les maladies, l’arrosage se fait de préférence le matin et jamais sur les feuilles, toujours aux pieds des  plantes.

Voilà, quelques mesures simples mais efficaces qui éviteront nombres de maladies. Si vraiment vous deviez traiter une plante sachez que différents produits comme la bouillie bordelaise traitent le mildiou et de nombreuses maladies des fruitiers. Le savon noir associé aux plantes aromatiques courantes vient à bout des pucerons et cochenilles. Attention toutefois à respecter les doses et de traiter plutôt le soir quand les insectes auxiliaires ont quitté les fleurs. Vérifiez que les coccinelles ne sont pas sur les parties à traiter.

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