Crédit photo : Vincenzo Modica

C’est un peu de soleil et de douceur de vivre qui s’épanouit chaque hiver chez nos fleuristes grâce au mimosa. Tout jaune, simplement jaune et si suavement parfumé, cet australien a fait du chemin pour aboutir dans nos salons. Découvrez avec nous tous les petits secrets de la culture du mimosa.

 

Cultiver le mimosa au jardin

 

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Crédit photo : Patrick Blaise

Les mimosas se contentent de peu… à condition de leur donner l’essentiel.

  • Plantation du mimosa : les mimosas déjà développés reprennent mal, dès l’âge de six à sept ans. C’est pourquoi on ne plante que des sujets de deux à trois ans, élevés en pots. Plus la région est chaude, plus il faut planter de bonne heure. Faites-le de préférence pendant l’hiver pour que les racines aient suffisamment de temps pour s’installer. Il résistera mieux à la sécheresse l’été suivant. Le mimosa ne supporte pas le sol calcaire. Il faut apporter de la terre de bruyère pour corriger tout excès de calcaire. La terre doit être bien drainée pour évacuer l’excès d’eau en hiver. La plantation en coteau convient parfaitement.
  • Quel climat pour cultiver le mimosa ? La région de l’oranger convient à la culture en plein air. Dans des situations plus abritées, en particulier du mistral et de la tramontane, on peut planter des mimosas depuis Menton jusqu’à Perpignan, sur le littoral atlantique, de Biarritz à Nantes, et même sur une bonne partie des côtes bretonnes. Mais il n’est pas rare d’en trouver à plusieurs dizaines de kilomètres de la côte, en général près des maisons. De toute manière, la croissance du mimosa est si rapide qu’il devient un petit arbre en quelques années.
  • Exposition : beaucoup de soleil pour cet australien. Un pied de mur plein sud lui convient tout à fait. Son ombre légère peut abriter toute une collection de plantes en pots, mais peu de plantes peuvent supporter la concurrence de ses racines.
  • La cochenille est le plus redoutable de ses parasites. On lutte contre elle par des pulvérisations d’huile blanche (anti-cochenille).
  • Soigner les mimosas : certaines variétés et espèces supportent très bien la sécheresse (A. Longifolia et saligna en particulier). D’autres, comme A. baileyana, doivent être arrosés de temps à autre. Si une gelée très forte survient, protéger en priorité la souche. Dès que les dégâts sont constatés, rabattre sur bois sain. La reprise est spectaculaire, mais il arrive parfois que seul le porte-greffe redémarre et l’on se retrouve avec un mimosa des quatre saisons, plutôt banal, là où l’on avait une variété exceptionnelle.

 

Cultiver le mimosa dans une véranda

 

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L’été il est possible de sortir le mimosa en l’installant en mi-ombre

Partout où les hivers sont cruels, avec des pointes à -10°C ou des périodes prolongées à -5°C, il est trop risqué de planter du mimosa à l’air libre. Dans ce cas, une véranda peut devenir un abri très acceptable. Il suffit en effet que la température ne descende pas en dessous de 5°C pour obtenir des résultats sensationnels, or la simple présence du vitrage, associé à la maison toute proche, suffit en général à obtenir ce résultat.

Cultiver un mimosa dans une véranda revient alors à abriter le plus grand parfumeur qui soit. Sa floraison se déploie chaque année pour le prix de quelques bouquets éphémères.

Plantez le mimosa dans des bacs ou des poteries de belles taille, au moins 30 cm de diamètre ou de côté, dans un mélange de terre de bruyère et de tourbe, allégé avec un quart de sable grossier. Soignez le drainage réalisé, sur au moins 10 cm de hauteur, avec des tessons de terre cuite entassés à la diable. Arrosez régulièrement, même en plein hiver, car les feuilles du mimosa évaporent beaucoup d’eau et une sécheresse momentanée risquerait de le faire faner définitivement.

L’été, on peut sortir le pot de mimosa dans le jardin et l’installer à mi-ombre. Continuez les arrosages, surtout pendant la canicule. Le mimosa une fois fané, a beaucoup de mal à reprendre son état normal. Rentrez-le à l’abri dès la mi-octobre.

La floraison sous véranda est un éblouissement qui dure plusieurs semaines d’affilée. Si vous avez abrité quelques camélias sasanqua et un citronnier, vous baignerez dans les senteurs les plus délicieuses. Surveillez les attaques de cochenille qui peuvent s’avérer redoutables, et rempotez tous les deux ans environs.

Avec la participation de Jean-Paul Imbault

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