Le soleil chauffe, et vous cherchez la fraîcheur sous un arbre de votre jardin. Un bon plongeon serait l’idéal ! Vos enfants en rêvent : alors n’hésitez plus, installez une piscine pour vous et votre famille.

Mais avant d’opter pour un modèle et un mode d’installation, sachez que vous allez devoir engager auprès de votre mairie des démarches administratives plus ou moins complexes, et néanmoins obligatoires, pour être autorisé à installer votre piscine : c’est le prix à payer pour avoir les pieds dans l’eau !

Les cas où l’installation d’une piscine ne nécessite aucune démarche administrative

  • Les piscines hors-sol ou enterrées, non couvertes, d’une surface inférieure à 10 m². Les piscines gonflables ou tubulaires entrent dans ces exceptions ;
  • les piscines intérieures, dans un bâtiment existant, à la condition qu’elles n’en modifient pas l’aspect extérieur ni le volume global ;
  • les locaux techniques de moins de 2 m2 ;
  • les abris de piscines démontables et non permanents.

À savoir : certaines piscines d’une superficie supérieure à 10 m² pourront être installées sans autorisation, sous réserve qu’elles soient démontables et que leur durée d’utilisation n’excède pas trois mois.

Les cas où l’installation d’une piscine nécessite une déclaration préalable de travaux

  • Les piscines enterrées non couvertes dont la surface est comprise entre 10 et 100 m2. La déclaration est également nécessaire pour une piscine hors sol d’une surface supérieure à 10 m2 ;
  • les piscines enterrées et couvertes dont la couverture, que celle-ci soit fixe ou mobile, ne s’élève pas à plus de 1,80 m au-dessus du sol, à condition que la surface totale ne dépasse pas 20 m2 ;
  • les locaux techniques dont la superficie est comprise entre 2 et 20 m2.

Les cas où l’installation d’une piscine nécessite une demande de permis de construire

  • Les piscines enterrées et non couvertes dont le bassin excède les 100 m2 ;
  • les piscines enterrées et couvertes, quelle que soit leur surface, dont la couverture s’élève à plus de 1,80 m au-dessus du sol ;
  • les piscines enterrées et couvertes, quelle que soit la hauteur de la couverture, dont la surface totale dépasse 20 m2 ;
  • les locaux techniques dont la superficie excède 20 m².

Attention toutefois, même dans le cas d’une piscine ne nécessitant aucune autorisation, il faudra veiller à respecter le règlement d’urbanisme local (PLU ou ancien POS).

Les terrains situés en secteur sauvegardé ou en site classé sont par ailleurs soumis à une réglementation plus contraignante, et la construction d’une piscine, même d’une superficie inférieure à 10 m², devra faire l’objet d’une autorisation.

Enfin, la réglementation impose que toute piscine privative à usage individuel ou collectif, enterrée et non close, soit protégée par un système de sécurité normalisé pour prévenir les risques de noyade.

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