La nature a voulus les chèvrefeuilles indisciplinés, fantasques et intrépides. Ces joyeux saute-buisson partent, la fleur à la boutonnière, à l’assaut des grilles, des barrières et des vieux arbres.

Comment entretenir le chèvrefeuille ?

Contrairement à une idée reçue fortement imprimée dans l’esprit des jardiniers, les chèvrefeuilles sont toujours plus beaux en plein soleil (sauf peut-être tellmaniana). Ne leur réservez pas d’office les endroits peu lumineux, sous prétexte que ce sont des plantes de sous-bois. Vous vous priveriez d’une bonne partie des fleurs. Les chèvrefeuilles sont ainsi partie des meilleures plantes grimpantes pour ombrager une pergola, et créer ainsi une vraie salle de repos pour l’été… à condition de pouvoir supporter leur parfum entêtant. Attention, leur vigueur ne se prête guère à les mélanger à des rosiers grimpants.

chèvrefeuilleSans taille régulière, le chèvrefeuille vieillit mal : il apparaît du bois mort, les tiges se dénudent, les feuilles sèches prolifèrent. N’hésitez pas à le rabattre. Pour la plupart des chèvrefeuilles, la première floraison se produit sur le bois de l’année précédente. Il vaut donc mieux tailler après la floraison. Cette taille gêne la remontée d’automne, mais ce n’est pas très grave, car elle est de toute façon moins importante.
Certains jardiniers se contentent d’un sérieux élagage, tous les trois ou quatre ans. Effectuez-le au départ de la végétation, pour éviter de dégarnir brutalement la plante en pleine saison.

Ces deux genres de tailles doivent être pratiqués sur les chèvrefeuilles destinés à garnir un balcon, sous peine d’avoir des ennuis avec les voisins et de vivre dans la pénombre éternelle. Dans ce cas, on recourra de préférence à la taille de fin de floraison : avec un peu de chance, on sera en vacances pendant le moment où il se reconstitue.

Les chèvrefeuilles persistants, les japonica en particulier, sont sensibles aux coups de sec et à une chaleur excessive : pensez à eux lorsque vous arrosez vos plates bandes en été. N’hésitez pas à bassiner le feuillage de temps à autre, d’un bon coup de jet, pour laver la poussière accumulée en été. Un paillage effectué en juin, avec les tontes de gazon récupérées, sera parfait pour passer la période difficile de la canicule. Sur le balcon, un bac à réserve d’eau vous épargnera bien des frayeurs. Et une bonne astuce supplémentaire : plantez des impatiens à leur pied. Si elles fanent, arrosez tout de suite.

Avec la participation de Jean-Paul Imbault

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