L’automne venu, la rosée est plus abondante et le soir, la longueur accrue des ombres montrent le changement de saison.
Quantité de fleurs ont choisi cette époque pour s’épanouir. Certes, elles ne sont guère originaires de nos régions, si l’on excepte les bruyères et les cyclamens, mais pourquoi renoncer à ces cadeaux de la nature qui font de l’automne japonais, américain ou sud-américain un second printemps.Ces plantes, jusque-là simples masses de feuillage, prennent leur revanche, à l’image des anémones du Japon. C’est la raison pour laquelle vous leur donnerez une place bien à part au jardin, sans les mélanger avec les plantes vivaces de mai, avec lesquelles elles n’ont rien à faire.
Anémone du Japon – Robuste et de bonne compositionAvec les asters et les chrysanthèmes, une des reines de l’automne naissant. Elles seront superbes mélangées à des rosiers rugueux, des armoises et même au pied de conifères. A installer au printemps exclusivement car les pieds plantés à l’automne risquent de geler ou de pourrir.

Sedum – Régulier et ponctuel

La variété « Autumn Joy » est une de celles qui évoluent de façon la plus satisfaisante, assurant le spectacle pendant de nombreuses semaines. Elle attire par ailleurs beaucoup de papillons. Mais n’en achetez pas trop car les grandes masses manquent de légèreté. Pour le contraste, associez-les avec les pennisetums et les caryoptéris.

Bruyère – Comme dans les bois

Bruyère en fleur

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Il y a vraiment l’embarras du choix, les callunes formant le gros du bataillon en cette saison, à côté des Erica vagans. Les coloris varient du blanc au pourpre, tandis que les feuillages se colorent de bronze ou d’or, ce qui augmente l’intérêt décoratif. Evitez les deux excès, l’échantillonnage et les trop grandes masses, surtout ponctuées de conifères nains, ce qui confine au cliché. Disposez-les plutôt au pied d’arbustes, mélangées à des liriopes, aux épis mauves, ou encore aux Hebe « Pagei » gris argenté.

Renouée grimpante – Une sacrée vigueur

Le Polygonum baldschuanicum est la plante idéale pour les jardiniers pressés : en quelques années, il couvrira de sa draperie mousseuse tous les supports à sa portée, aussi bien grillage que tonnelle ou grand arbre. Les fleurs se succèdent pendant de nombreuses semaines. A éviter au-dessus d’une terrasse car trop dense et envahissant.

Abelia – Au parfum de miel

Alors que tant d’arbustes sont à bout de course ou ne songent plus qu’à produire des fruits, à moins que leur feuillage ne commence à virer de couleur, les abelias sont au mieux de leur forme.

Toujours gracieux avec leurs rameaux élégamment arqués, ils ne cessent de produire leurs petites trompettes roses ou blanches, embaumant votre terrasse. Car ils ont le bon goût d’adorer les bacs. Le grand paysagiste Edouard d’Avdeev les associait à des rosiers musqués dan des grandes poteries italiennes. Parfaits également en décoration florale.

Hypericum – Pour les fleurs ou les fruits

Les grandes gelées et une vilaine maladie sont venues à bout du millepertuis juste au moment où l’on s’en dégoûtait. Des variétés arbustives prennent le relais. « Hidcote » forme des dômes de 1,20 m d’envergure couverts de fleurs jaunes. « Elstead » est plus petit et vous réjouira avec ses fruits orange écarlate. Repérez la nouvelle variété « Albury Purple », attractif par ses fruits d’un rouge pourpre devenant bleu noir tandis que pétillent encore les dernières fleurs jaunes. Les jeunes rameaux sont rouges pourpre au printemps. A tailler court au printemps, et épointer en juillet. Extra en bac.

Gaura – tout en légèreté

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Cette plante vivace a gagné ses galons dans les massifs de ville qu’elle allège et ses centaines de corolles papillons. Pas toujours très durable, elle se ressème allègrement. Taillez court les touffes au printemps et pincez en juin à mi-hauteur si vous préférez une floraison tardive, pour le retour des vacances.

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