Frileuse et gourmande, la tomate n’aime pas être bouleversée !

Planter des tomates

La tomate est frileuse. La course à la précocité, et le surplus des cultures sous serres, font que l’on voit maintenant couramment des plants de tomates en vente dès le mois de mars. Qu’un beau week-end s’annonce, et nombre de jardiniers ne résistent pas au plaisir de planter des tomates… pour voir tout geler au moindre rafraîchissement : « Rien ne sert de courir, il faut planter à temps ». Mieux vaut respecter les traditions qui veulent (dans la plupart des régions) que les tomates se plantent dans la seconde quinzaine de mai, une fois passée la pleine lune du 13 mai.

Pour leur assurer un bon démarrage, installez une « bouillotte » derrière chaque pied de tomates : il s’agit d’un parpaing rempli de terre ou d’une grosse pierre qui absorbera la chaleur solaire pendant la journée et la restituera durant la nuit, limitant ainsi le refroidissement. Et rien que pour votre plaisir, plantez des tagètes (petits œillets d’Inde) entre les tomates.

Comment cultiver les tomates ?

Les plants de tomates doivent être trapus, vert foncé, avec une tige solide et des feuilles rapprochées. Certaines variétés n’ont pas besoin de tuteurs, mais il faut alors être vigilant car les fruits qui touchent la terre pourrissent vite à l’humidité, quand ils ne sont pas attaqués par les limaces.

Il existe de nombreuses façons de tailler les tomates, mais le plus simple reste de supprimer les gourmands, ces rejets qui démarrent à l’aisselle des feuilles. Pour éviter d’arrêter le développement des plants, il faut cependant s’assurer avant la taille que chaque pied de tomate possède encore un bourgeon terminal.

Pour que les derniers fruits aient le temps de mûrir sur pied, on arrête la végétation courant août, puis on supprime la partie basse du feuillage. On peut aussi déployer sur les plants des housses perforées et faire des pulvérisations de purin d’ortie. Ortie et bouillies d’algues sont d’ailleurs très bénéfiques aux tomates.

tomates à peine mûresLes tomates aiment avoir une terre fraîche dans laquelle elles peuvent s’abreuver selon leurs besoins. Pour cela il faut biner et pailler abondamment entre les pieds. Il faut arroser au pied en fin de journée, lorsque la température de l’air et du sol ont baissé, avec une eau pas trop froide : attention à celles des puits et des rivières courantes.

La maladie la plus connue est le mildiou que l’on traite préventivement avec des pulvérisations de cuivre. La bouillie bordelaise (sulfate) reste la forme la plus couramment utilisée.

Depuis quelques années, on voit se développer la maladie du « cul noir », souvent confondue avec le mildiou. Il s’agit en fait d’une maladie physiologique due à une alimentation en eau irrégulière, qui sévit surtout en période de canicule et se manifeste par le développement d’une tache noire au pole apical du fruit, avec pourriture de la chair.

Qui dit tomates dit herbes aromatiques, et plus particulièrement ces deux enfants du soleil que sont la marjolaine et le basilic. La première est l’herbe des tomates cuites à utiliser pour les coulis, les tomates poêlées, les pizzas, l’osso bucco, les ratatouilles, etc. Les basilics sont utilisables crus ou cuits, c’est l’occasion d’essayer leurs diverses variétés : le basilic pourpre au gout plus poivré, le basilic cannelle ou le citron, sans compter les variétés asiatiques.

Avec la participation de Jean-Paul Imbault

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