Les cucurbitacées déclenchent autant l’amusement des foules que la folie des collectionneurs. Mais avouez que courges, citrouilles, potirons et compagnie le méritent amplement…

Les courges sont sûrement parmi les plantes les plus fascinantes à cultiver, dans le jardin de l’amateur un peu curieux. Ce que l’on appelle en général courge recouvre peu ou prou deux genres de la famille botanique des Cucurbitacées : Cucurbita et Lagenaria. D’autres genres de la même famille sont également cultivés comme plantes potagères : les Cucumis dont les espèces mélo et sativus correspondent aux melons et aux concombres ou cornichons ; les Momordica d’origine asiatique, qui réussissent bien en pot et donnent une plante grimpante très décorative, les fruits sont un classique de la cuisine extrême-orientale et n’ont pas usurpé le nom de concombre amer ; les Luffa, courges éponges à tenter plutôt au sud de la Loire ; les Citrullus (pastèques), Trichosantes (serpent végétal) et le Sechium (chayotte) sont délicates à réussir, tout au moins en région parisienne et plus au Nord, mais le plaisir d’obtenir quelque chose de réputé impossible à cultiver rembourse de nombreux échecs et gonfle de fierté le jardinier le plus modeste. Le genre Cucurbita regroupe la quasi-totalité des courges. Les botanistes y distinguent quatre espèces bien fixées, plus une moins totalement définie. En repérant les caractéristiques de chaque espèce, nous allons pouvoir cladser nos citrouilles et nos potirons.

Une choucroute à base de courge !

L’espèce dont les graines sont noires n’est autre que Cucurbita ficifolia. On la connaît également sous les noms, impropres, de C. melanosperma, courge du siam ou melon de Malabar. Elle est vivace au Mexique, son pays d’origine. Ses tiges sont longues et grêles. Ses feuilles, aux lobes découpés, sont vert sombre marbré de traits d’un vert jaunâtre. Les fleurs sont jaunes. C’est une plante facile à cultiver pour peu que l’on dispose d’un peu de place.

Et même un spaghetti végétal…

potager-legume-cucurbitacee-patisson

Le pâtisson avant sa récolte

Les patissons font partie également des pepo. De chair plus épaisse que les courgettes, ils se prêtent bien aux préparations farcies. On trouve des variétés blanches, vertes, orange, panachées vert et blanc, un large choix pour les accros… Parmi les courges coureuses des pepo, la Sweet Dumpling et la Jack Bee Little produisent, à mon goût, les variétés les plus fines. Le Spaghetti végétal est lui aussi très facile à cultiver, quoique un peu coureur. Après cuisson, une trentaine de minutes à la vapeur, le fruit étant entier ou simplement coupé en deux avec sa peau, pour des raisons d’encombrement, la chair se détache en filaments rappelant les spaghettis.

 

Un véritable délire de formes

La Trompe d’albenga, une variété coureuse, offre des fruits oblongs, jaunes, renflés à l’opposé de la tige, là où se trouvent les graines. On peut la faire grimper sur des rames ou un filet, où elle s’accroche avec vigueur par ses vrilles. Si le fruit ne touche pas la terre, il reste allongé sinon, au sol, il prend une forme de cor de chasse. Il se conserve pus de six mois, et affiche une qualité culinaire honorable.

Les verruqueux on leur peu recouverte de bosselure, de gales ou de verrues. La « Marina di Chioggia », d’origine italienne, se rapproche des giraumons, avec sa partie inférieure ornée d’excroissances. Un pied peut donner, si l’arrière-saison est belle, jusqu’à cinq fruits de huit kilos, à la belle chaire orangée.

potager-legume-cucurbitacee-citrouilleVoici les monstres parmi lesquels faire votre choix en vue de décrocher la coupe du plus gros potiron. Dans les vieilles variétés françaises, le potiron Rouge vif d’Etampes atteint facilement vingt-cinq kilos, c’est le modèle du carrosse de Cendrillon, ligne surbaissée et carrosserie orange vibrant pour princesse new look.

Vous aimerez aussi :