Pour beaucoup d’entre nous, « plantes grimpantes » rime souvent avec « envahissantes ». Pourtant, nombre d’entre-elles peuvent jouer un rôle très important dans le fleurissement de nos maisons, jardinets sur rue ou espaces publics. Dans quelles situations sont-elles les plus utiles ? Comment choisir les plantes grimpantes ? Suivez le guide…

Bien connaitre les plantes grimpantes

Aux jardiniers qui aiment les fleurs, les plantes grimpantes sont une véritable aubaine. Occupant à peine un quart de mètre carré, une glycine, une clématite, une bignone, une bougainvillée ou un rosier liane peut couvrir cinq à vingt mètre carrés et transformer cette surface en cascades de fleurs pendant plusieurs semaines voire quelques mois, et de façon très spectaculaire.

Les murs d’une maison offrent des microclimats variant selon leur orientation, selon l’ensoleillement reçu ou leur exposition aux vents dominants. En hiver, ou en été, il n’est pas rare de mesurer au moins cinq à six degrés de différence entre un mur orienté au nord et celui orienté vers le sud. De toutes l’orientation Est est la plus néfaste aux plantes à fleurs précoces ou à feuillage fragile car les matinées de printemps ensoleillées succèdent aux nuits parfois très fraîches, voire gélives, et l’écart brutal des températures est fatal à beaucoup d’entre elles.

Des plantes grimpantes pour chaque orientation

la bignone est adaptee pour une orientation au nordPour une implantation au nord, on choisira :

  • Hydrangea petiolaris : le fameux « hortensia grimpant », aux têtes plates, blanches, au parfum de citron en mai-juin.
  • Jasminum nudiflorum : le jasmin d’hiver. Petites fleurs jaunes en abondance durant tout l’hiver. Ici, elles ne souffrent pas de dégels trop rapides.
  • Clématite à grandes fleurs pâles : les coloris délicats des variétés « John Warren », « Joan Picton », « Gillian Blades », et même la célèbre « Nelly Moser » sont plus jolis et mieux respectés en cette situation ombragée.

 

 

la glycinePour une implantation à l’ouest, on choisira :

  • Wisteria : les glycines exposées à l’ouest ne souffrent pas des gelées tardives qui endommagent souvent les bourgeons floraux alors qu’ils sont prêts à s’épanouir. Contre un mur clair, choisissez une variété à fleurs foncées comme « Violacea Plena ».
  • Rosiers grimpants : ils sont très florifères à l’ouest, où ils profitent du soleil de l’après-midi, chaud, mais pas brûlant.
  • Campsis « Mme gallen » : à cette orientation, la bignone est à la fois protégée des derniers froids, et bénéficiaire d’un maximum de soleil nécessaire à une floraison abondante et de qualité.

 

la clematite pour les jardins orientes au sudPour une implantation au sud, on choisira :

  • Bougainvillée : bien connue pur la longue floraison de couleur vive. En pleine terre seulement dans les régions où il ne gèle pas.
  • Clématites à petites fleurs : méconnues, ces variétés comme « Golden Tiara », « Orange Peel », « Kermesina », « Gravetye Beauty » sont très florifères, très robustes et fleurissent tout l’été jusqu’au début de l’automne.
  • Clématites à feuilles persistantes : (clematis armandi, clematis cirrhosa balearica) à floraison très précoce, celles-ci ont besoin d’une situation chaude et protégée où les températures ne descendent pas au-dessous de -5°C, afin de ne pas endommager les bourgeons floraux ou leur beau feuillage.
  • Jasmins : attention, ils ne sont pas tous parfumés…
  • Passiflores : celle à fleurs bleues (Passiflora caerulea) est presque rustique jusque dans la région parisienne, dans les situations chaudes et ensoleillées. Les autres sont surtout des plantes de pleine terre dans le midi.

Pour une implantation à l’est, on choisira :

  • Lonicera « Halleana » et tous les autres chèvrefeuilles poussent très bien à cette orientation.
  • Schyzophragma hydrangeoides : un cousin de l’hortensia grimpants aux fleurs bien plus spectaculaires, mais encore rare.

Avec la participation de Jean-Paul Imbault

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