L’eau est essentielle à la vie du jardin, mais encore faut il savoir la distribuer correctement.  Vous avez planté des végétaux adaptés aux conditions climatiques de votre région et à la nature du sol de votre jardin : maintenant parlons arrosage avec quelques principes simples.

Economiser les ressources fait partie de l’agriculture dite raisonnée. Pour le jardinier amateur, récupérer l’eau de pluie permet de participer à cette démarche devenue indispensable aujourd’hui. Cela permet aussi de subvenir à ses besoins de façon autonome tout en faisant des économies.

L’eau de pluie est saine

La meilleure eau d’arrosage est celle qui tombe du ciel. Non traitée, contrairement à l’eau du robinet, elle est dépourvue de chlore. Cela permet de ne pas épuiser les nappes phréatiques. Les différents moyens pour récupérer l’eau vont des contenants de récupération posés sous les gouttières en passant par des récupérateurs d’eau de 100 à 500 litres. Ces récupérateurs sont proposés aujourd’hui un peu partout dans les commerces pour terminer. On peut même aller jusqu’à l’installation de citernes de 1 000 à 9 000 litres installées par des professionnels.

L’eau de pluie est économique

Réduire sa consommation d’eau potable qui coûte de plus en plus cher peut se faire facilement. Etudier les besoins en eau de votre jardin et adopter la solution la plus adaptée en réfléchissant à l’amortissement de votre installation.

Récupérer l’eau et décorer son jardin

La récupération d’eau peut être aussi un élément plus original et donner du caractère à votre jardin. Bassine en zinc, vieille baignoire chinée en brocante, tonneau, récupérez et donnez une seconde vie à tous contenants étanches !! Pour éviter la dégradation  des bassines en zinc, posez au sol avant de les installer des morceaux de bois et pensez à les vider et les rentrer à l’abri à l’automne.

Installer un récupérateur d’eau

Il faut installer le récupérateur d’eau aux abords d’un toit de cabanon, de garage ou de maison. Toutes les gouttières peuvent alimenter un récupérateur d’eau.

Prévoir un filtre (crapaudine ou petit grillage fin) pour arrêter les détritus éventuels. Pour éviter la noyade de petits animaux, il est conseillé d’installer un couvercle si le récupérateur n’en a pas.

Pour la décoration du jardin, si vous trouvez votre bidon récupéré inesthétique habillez-le de panneaux de bois, de brande de bruyère ou plantez un arbuste à feuilles persistantes. C’est le meilleur moyen de masquer les contenants recyclés. Si vous avez un robinet de service, pensez à régler la hauteur de l’installation pour pouvoir passer un arrosoir sous ce robinet.

Si l’arrosage à effectuer manuellement est éloigné des réserves d’eau, prévoyez une pompe pour acheminer l’eau.

Conseils pratiques

De même, prévoyez des contenants pour stocker l’eau à température extérieure notamment pour le potager où en période d’été les arrosages peuvent atteindre une fréquence de deux à trois fois par semaine. L’eau à température ambiante évitera les douches froides à vos fruits et légumes qui ne s’en porteront que mieux.

Un petit conseil pour ne pas être infesté de moustiques qui pondent dans l’eau : profitez d’une sortie avec les enfants pour faire une leçon de sciences et aller ramasser dans un mare ou un étang quelques araignées d’eau ou dytiques… Ils raffolent des larves de moustiques !!!

Quand et comment arroser ?

Arroser à bon escient ! Arroser trop souvent les plantes ne les encourage pas à développer leur système racinaire. Il reste en surface, vous les rendez « paresseuses » ! Dès les premières chaleurs elles souffriront de la sècheresse.
Adopter un arrosage copieux une fois de temps en temps plutôt que superficiel chaque jour. Vos végétaux seront obligés de chercher l’eau en profondeur pour satisfaire leurs besoins et seront plus autonomes face aux chaleurs de l’été.

Pour les arbres et arbustes, ils doivent recevoir des arrosages réguliers les deux premières années de leur plantation. Les semis sont pratiquement les seules périodes où les arrosages doivent être très rapprochés.

De juin à septembre, pour éviter évaporation d’eau et les maladies, arrosez plutôt le matin, jamais au milieu de la journée. Pendant l’hiver, inversez ce principe et arrosez uniquement au moment le plus chaud de la journée. Vérifiez bien l’hydratation de vos plantes et du sol après les pluies de petites quantités. On croit souvent que la pluie a fait l’arrosage, mais celui-ci est superficiel et insuffisant.

Arrosage selon les plantes

La plupart des plantes et arbustes ne tolèrent pas très bien l’arrosage sur le feuillage qui favorise les maladies comme l’oïdium, le mildiou, le marsonia (les tâches noires). Douchées, les fleurs s’abîment et fanent plus rapidement.

Adoptez l’arrosage à leur pied et aménagez une cuvette pour mieux retenir l’eau.  Dans les massifs, l’arrosage intégré avec goutteurs est une solution économique en eau et programmable pour les vacances. Faut-il là aussi surveiller les quantités et les fréquences adaptées aux besoins de la saison et des végétaux. Vérifiez deux à trois fois par an l’installation. Eventuellement, faites tremper les goutteurs dans du vinaigre pour les déboucher.

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